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Orthographe: les Français de plus en plus mauvais

Selon les résultats du projet Voltaire, mené depuis 2010, le niveau d'orthographe baisse en France. Mais les femmes restent plus à l'aise que les hommes.

Vous êtes mauvais en orthographe? Vous n'êtes pas seul. Selon les résultats du premier baromètre Voltaire, paru dans Le Parisien, le niveau des Français en orthographe baisse de plus en plus. Base de données issue du projet Voltaire, un service en ligne de remise à niveau, ce baromètre indique que le niveau baisse à tous les âges de la vie. En 2010, les 5.000 utilisateurs du logiciel maîtrisaient 51% des 84 règles de référence. Aujourd'hui, sur 85.000 clients, ce pourcentage a chuté à 45%.

Mais le niveau ne baisse pas pour tout le monde: "Les très bons restent très bons. Ce sont les faibles qui deviennent plus faibles", affirme une prof de sciences du langage dans Le Parisien. Et de cibler notamment les nouvelles matières qui font leur apparition à l'école. "On a demandé à l'école primaire de plus en plus de choses, d'initier à l'informatique, d'enseigner les langues étrangères… Toutes ces charges supplémentaires, ça fait du temps en moins pour les fondamentaux". L'orthographe souffrirait également d'un certain manque de prestige en classe.

Des disparités géographiques

Mais si le niveau baisse, il n'est pas le même chez les hommes et les femmes. Selon le baromètre Voltaire, les 36.666 femmes qui se sont entraînées avec le projet Voltaire depuis 2010 ont fait moins de fautes que les 32.295 hommes. 48% d'entre elles maîtrisent les règles, contre 43% chez les hommes. Une disparité qui pourrait s'expliquer par le fait que les filles sont plus attentives et rigoureuses à l'école – et davantage encouragées en français, quand les garçons le sont plutôt sur les sciences.

Quant aux disparités géographiques, elles existent en effet: c'est en tout cas en Franche-Comté que le niveau est le moins bon. Dans cette région, les candidats ayant passé le certificat Voltaire ont récolté une moyenne de 413 points sur 1.000, contre 567 pour les candidats du Languedoc-Roussillon. De toutes les régions, l'Ile-de-France n'arrive qu'en 15e position sur les 22 régions (le test a été réalisé avant la fusion des régions).

Des différences à nuancer cependant. Car selon les régions, les candidats ne sont pas les mêmes: ils sont plus nombreux à venir de grandes écoles dans le Languedoc-Roussillon qu'en Franche-Comté, où l'on compte plus de bénéficiaires d'organismes de formation parmi les candidats.

A. K.