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Les enseignants en grève pour leurs conditions de travail

La FSU appelle les profs à la grève mardi, de la maternelle jusqu'aux écoles.

La FSU appelle les profs à la grève mardi, de la maternelle jusqu'aux écoles. - Martin Bureau - AFP

La FSU, première fédération syndicale dans l'éducation, appelle les enseignants et les autres professions du secteur à faire grève, de la maternelle jusqu'aux écoles pour les profs. Le ministère évalue à 10% les intentions de grève dans le premier degré, la FSU à 22%.

Des perturbations sont à prévoir ce mardi dans l'Education nationale. La FSU, première fédération syndicale dans l'éducation, appelle les enseignants et les autres professions du secteur à faire grève, de la maternelle jusqu'aux écoles pour les profs, pour les conditions de travail, la formation et la revalorisation des salaires.

10% à 22% de grévistes annoncés

Le ministère de l'Education nationale a évalué lundi à 10% le taux d'enseignants grévistes parmi les enseignants du premier degré. Le ministère "a recensé les intentions de participation à la grève des enseignants du premier degré" et ce taux "s'élève à 10.07% au niveau national", a-t-il indiqué dans un communiqué. Contactée par BFMTV.com, la FSU a évoqué de son côté des intentions de participation de 22% dans le premier degré.

Les enseignants sont en effet tenus de se déclarer au moins 48 heures à l'avance s'ils envisagent de faire grève, dans le cadre du service minimum d'accueil (SMA) dans les écoles primaires.

Manifestation à Paris

A Paris, une manifestation francilienne partira à 14h du jardin du Luxembourg vers le ministère de l'Education nationale. "On a le sentiment qu'aujourd'hui, on n'avance pas assez vite sur les décisions à prendre pour le système éducatif, que le souffle avec la refondation de l'école est en train de tomber. On ne sait pas, sur un certain nombre de mesures, où on va", explique la secrétaire générale de la FSU, Bernadette Groison. Les enseignants français, dont les salaires sont considérés bas par rapport à d'autres pays, pour un métier qui recrute à Bac+5, sont soumis au gel du point d'indice depuis plusieurs années, comme tous les fonctionnaires.

La FSU avait appelé les autres syndicats à se joindre à son mouvement, sans succès au niveau national, mais avec quelques participations au niveau départemental. "C'est une grève difficile, on ne va pas le cacher, personne ne pouvait se douter qu'on commencerait l'année aussi douloureusement", reconnaissait dimanche Bernadette Groison. "Cette grève a été décidée en janvier avant les attentats", soulignait-elle alors.

Ce mouvement social intervient après des mobilisations en décembre contre des sorties de collèges des zones d'éducation prioritaire (ZEP) et alors que les rectorats ont dévoilé en janvier les moyens (classes pour le primaire, nombre d'heures de cours pour le secondaire) attribués aux établissements pour la rentrée 2015. Il a aussi lieu deux mois après des élections professionnelles marquées par un recul de la FSU, toujours première dans l'éducation, mais avec 35,5% des voix, contre 40,6% en 2011.

V.R. avec AFP