BFMTV

Les cahiers de vacances, bonne ou mauvaise idée?

Prisés par les enfants, les cahiers de vacances sont synonymes de travail mais surtout de jeux et de détente. Pour autant, travailler hors période scolaire ne serait pas une si bonne idée. Explications.

Ils permettent de se détendre tout en travaillant. Et ce, depuis 1993, date de leur création. Les cahiers de vacances, qui s’affichent en tête de gondoles des librairies et des supermarchés, attirent toujours autant les enfants.

Pour eux, ils sont un bon moyen d’allier jeux et révisions. "C’est pour réviser un peu la 6ème et être mieux préparé en 5ème", assure l’un d’eux tandis qu’un autre affirme que "ça aide à se remémorer quelques trucs avant la rentrée".

Travailler sans en avoir l'impression

Ces cahiers se veulent de plus en plus ludiques et n’ont plus rien à voir avec ceux d’il y a vingt ou trente ans.

"Vous allez avoir des énigmes , ce sont des choses qui développent l’offre pour que ce ne soit pas vraiment scolaire par rapport aux élèves, qu'ils n'aient pas vraiment l’impression de travailler", explique un libraire au micro de BFMTV.

"Dans vacances, il y a vide"

Avoir l’impression de travailler, ce n’est pourtant pas du tout obligatoire. Pour le professeur en psychiatrie Michel Lejoyeux, il faut profiter des vacances et apprendre à mettre le travail de côté.

"Dans vacances, il y a vide. Et ce côté de vide n’est pas forcément acquis. Dans une époque où on est tout le temps connecté, on a toujours un peu peur qu'une information importante venant de son travail tombe mais ce temps de déconnexion nous fait du bien", explique l’auteur des "4 saisons de la bonne humeur" (JC Lattès).

Pour lui, "le cerveau ne se vide pas en quelques jours d’arrêt de travail. Ce dont on a besoin, c’est d’un changement d’activité".

"Les cahiers de vacances, si ça permet de jouer, pourquoi pas. Mais n’oublions pas l’activité physique, tout ce qui fait travailler notre hémisphère mineur, je pense à la danse, à la chanson", conclut-il.

Julie Breon avec Elisa Trannin et Maxime Meunier