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Le gouvernement veut développer une dizaine d'écoles internationales en France

Ces écoles internationales accueilleront des élèves de la maternelle au lycée

Ces écoles internationales accueilleront des élèves de la maternelle au lycée - THIERRY ZOCCOLAN / AFP

Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Education nationale, ambitionne de créer un nouveau statut pour favoriser l'émergence d'écoles internationales dans l'hexagone.

L'Education nationale joue la carte de la mondialisation. Selon Les Echos, le gouvernement souhaiterait développer plusieurs écoles internationales, dans le but de favoriser l'installation de grandes entreprises étrangères en France. Ces établissements accueilleraient les enfants des cadres de ces sociétés, incitant ainsi ces derniers à poser leurs valises dans le pays sans crainte.

Trois écoles dès septembre

Pour y parvenir, le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer veut créer un "statut ad hoc d'établissement public local d'enseignement international", explique le quotidien. Et il a déjà inscrit cette proposition dans le projet de loi intitulé "Pour une école de la confiance", qui devrait être débattu au mois de février. 

L'exécutif envisagerait de développer une dizaine d'écoles internationales dans les années à venir. Trois devraient voir le jour dès septembre 2019: un établissement à Courbevoie en région parisienne, pour accompagner la mutation de l'Autorité bancaire européenne de Londres à la Défense, un autre à Lille, puis un dernier à Marseille.

De la maternelle au lycée

Ces écoles, qui seront publiques et gratuites, proposeront des classes de la maternelle jusqu'au lycée. Les élèves pourront soit y préparer l'option internationale du brevet et du bac, soit s'orienter vers un bac général et préparer un diplôme leur permettant de poursuivre leurs études dans un pays étranger. 

Si le projet de loi venait à être adopté, les classes du premier et du second degré devraient être regroupées au sein d'un même établissement. Ces écoles internationales "permettront un renforcement des expérimentations", expliquait le ministère de l'Education nationale lors de la présentation du projet de loi début décembre.

Céline Penicaud