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Le collège Cévenol, trop marqué par le meurtre d'Agnès, va fermer

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Le collège Cévenol du Chambon-sur-Lignon, en Haute-Loire, et qui éprouvait le plus grand mal à se relever du meurtre d'Agnès Marin par un autre élève de l'établissement en 2011, ne pourra pas poursuivre son activité, a annoncé dimanche l'association qui le gère. Le collège était déjà en proie à des difficultés de trésorerie depuis plusieurs années, et avait été placé en redressement judiciaire en mai dernier.

En plus de ses difficultés financières, l'établissement avait été secoué en 2011 par le meurtre d'Agnès, une élève de première dont le corps calciné avait été retrouvé dans la forêt proche de l'établissement. Le lycéen accusé de l'avoir tuée, Matthieu, avait été jugé par la cour d'assises des mineurs du Puy-en-Velay en juin dernier et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité .

"Nous avions 87 élèves à la rentrée de septembre 2013 alors qu'on disait que le minimum était de 90. L'administrateur judiciaire recherche toutes les possibilités d'une reprise, pour en faire un centre éducatif par exemple, ou un centre économique", a aussi souligné Laurent Pasteur, vice-président de l'association gérant le Cévenol. Il a précisé que la scolarité des collégiens et lycéens se poursuivra bien jusqu'à juillet, les financements ayant été assurés jusque là.

Après le drame de 2011, l'établissement a connu de nombreuses désaffections d'élèves. Fondé par des protestants en 1938, l'établissement privé sous contrat dont la devise est "Humanisme & Tolérance", accueille des pensionnaires de 30 nationalités différentes venus faire leur études en France, mais aussi des enfants d'expatriés ou encore des élèves en difficulté avec leur famille.