BFMTV

L'enseignement en anglais dans les universités crée la polémique

A l'Essec, les cours sont dispensés en anglais depuis une  vingtaine d'années dans certaines matières.

A l'Essec, les cours sont dispensés en anglais depuis une vingtaine d'années dans certaines matières. - -

Enseigner certaines matières en anglais pour préparer les élèves à l'international, la formule connaît un certain succès. Certains s'indignent pourtant de cet usage de l'anglais qu'un projet de loi prévoit d'étendre aux universités.

Certaines écoles dispensent une partie de leurs cours en anglais depuis de nombreuses années. Le but est double. Il s'agit d'une part de préparer les étudiants à une carrière à l'international et d'autre part, d'attirer les étudiants étrangers.

L'Essec, une grande école de commerce, donne ainsi des cours en anglais depuis vingt ans et n'y voit que des avantages. Une pratique que Geneviève Fioraso, ministre de l'Enseignement supérieur, voudrait voir appliquer dans certains domaines dans les universités.

Mais plusieurs personnalités dénoncent une attaque en règle de la francophonie. Ils sont suivis dans leur démarche par une quarantaine de députés socialistes.

Le projet de loi porté par la ministre de l'Enseignement supérieur Geneviève Fioraso étend en effet les exceptions à l'enseignement en Français à l'université, afin de favoriser l'attractivité des universités. La loi Toubon de 1994 écrit expressément que la langue de l'enseignement est le Français et prévoit déjà des exceptions. Mardi, les députés ont retoqué en commission les propositions des députés PS, UMP et FG de supprimer cet élargissement prévu par le projet de loi sur la recherche et l'enseignement supérieur.