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Huit mois de prison ferme pour un étudiant "casseur" de Lyon

Le tribunal de Lyon a condamné à huit mois de prison ferme un étudiant qui avait participé aux violences en marge des manifestations lycéennes de la mi-octobre. /Photo d'archives/REUTERS/Stéphane Mahé

Le tribunal de Lyon a condamné à huit mois de prison ferme un étudiant qui avait participé aux violences en marge des manifestations lycéennes de la mi-octobre. /Photo d'archives/REUTERS/Stéphane Mahé - -

LYON (Reuters) - Le tribunal de Lyon a condamné mercredi à huit mois de prison ferme un étudiant qui avait participé aux violences en marge des...

LYON (Reuters) - Le tribunal de Lyon a condamné mercredi à huit mois de prison ferme un étudiant qui avait participé aux violences en marge des manifestations lycéennes de la mi-octobre.

Le tribunal a condamné Fabien Philipoff, 22 ans, à 12 mois de prison dont six avec sursis pour "rébellion". Il a également été condamné à deux mois de prison ferme supplémentaires pour avoir refusé de se soumettre à des tests ADN.

Le tribunal a également prononcé une peine de deux ans de privation de ses droits civiques, civiles et de famille ainsi que 3.500 euros de dommages et intérêts.

L'étudiant avait le 15 octobre cassé le doigt d'un policier qui venait de l'interpeller après qu'il avait brisé les vitres de cinq voitures.

Le tribunal a accordé au jeune homme, qui vient de passer un mois en détention préventive à la prison de Corbas, un régime de semi-liberté. Il lui permet de reprendre ses activités, mais l'oblige à rentrer chaque soir au centre de détention.

Cette condamnation est la plus importante de toutes celles prononcées pour les violences constatées en marge des manifestations étudiantes.

L'étudiant en licence de Sciences politiques a été présenté comme un "casseur" par le parquet et les parties civiles.

"C'est un authentique casseur", a dit dans son réquisitoire le procureur de la République. "Il faut faire la part des choses entre les vrais casseurs, ceux qui viennent pour ça, qui préméditent leur action, et les collégiens, et Fabien Philipoff fait partie de la première catégorie."

Il a brandi à l'audience un tract retrouvé en plusieurs exemplaires sur le jeune homme conseillant notamment, pendant les manifestations, de ne pas porter de papiers d'identité, d'éviter la vidéosurveillance, de se masquer, de se munir de sérum physiologique contre les gaz lacrymogènes et de refuser de donner son ADN et ses empreintes digitales.

Le prévenu a partiellement reconnu les faits qui lui sont reprochés, notamment "avoir cassé quelques voitures mais pas toutes celles de la rue", et blessé involontairement le policier en se débattant pendant son arrestation.

"Il s'agit d'un gosse de 22 ans", a fait valoir l'avocat du jeune homme, David Metaxas.

Catherine Lagrange, édité par Yves Clarisse