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Face à l'afflux d'étudiants, Vidal annonce 10.000 places supplémentaires à la fac à la rentrée

Dans une salle de l'université Pantheon-Sorbonne à Paris, le 30 mars 2018

Dans une salle de l'université Pantheon-Sorbonne à Paris, le 30 mars 2018 - STEPHANE DE SAKUTIN © 2019 AFP

Des places sont notamment ouvertes dans les filières de soins infirmiers et les formations paramédicales, annonce la ministre de l'Enseignement supérieur dans les colonnes du Parisien.

La ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal annonce ce mardi l'ouverture de 10.000 places supplémentaires dès la rentrée dans les filières les plus demandées de l'enseignement supérieur, pour faire face à l'afflux de lycéens cette année après un taux record de réussite au bac.

Soins infirmiers et formations paramédicales

"Pour les aider (les bacheliers), nous avons décidé de financer 10.000 places supplémentaires pour la rentrée, en adéquation avec les demandes de ces étudiants, beaucoup dans des formations courtes, les filières sanitaire et sociale ou paramédicale", a expliqué Frédérique Vidal dans une interview au Parisien.

Elle cite en "exemple 2.000 places de plus dans les formations de soins infirmiers (...)". "Ces places s'ajoutent aux 3.000 que nous ouvrirons, comme nous l'avons déjà annoncé, pour des formations en BTS", a-t-elle poursuivi.

"Les demandes de formations paramédicales ont été multipliées par deux ou trois sur Parcoursup. Ces métiers ont pris beaucoup de sens ces derniers mois et l'engouement des bacheliers à s'orienter vers elles est le reflet de la capacité de notre jeunesse à vouloir se rendre utile", a souligné la ministre.

Développer les formations courtes

Le ministère précise que "des discussions sont en cours entre les recteurs et les présidents d'université afin de créer ces 10.000 places. Pour près de la moitié, elles sont prévues dans les licences en tension".

"L'objectif est également de développer les formations courtes avec les universités afin de permettre à des nouveaux bacheliers de compléter leur formation et d'affiner leur projet d'orientation, et à d'autres étudiants de compléter leurs compétences techniques et professionnelles pour mieux entrer ensuite sur le marché du travail", rappelle-t-il.

Cette année, avec le taux record de 95,7% de réussite au bac, la question se pose de savoir comment l'enseignement supérieur va pouvoir absorber le flot de nouveaux bacheliers qui vont venir gonfler les effectifs d'établissements aux capacités d'accueil limitées.

Cette gestion de l'afflux des lycéens dans l'enseignement supérieur se conjugue à la préparation d'une rentrée encore très incertaine, sur fond d'épidémie de coronavirus.

Par E.P avec AFP