BFMTV

Ecoles insalubres à Marseille: les travaux urgents ont commencé

Les premiers travaux de rénovation ont été réalisés pendant les vacances scolaires dans les écoles marseillaises délabrées. Parents d’élèves et enseignants s'étaient mobilisés pour dénoncer dans les médias l’état déplorable de certaines écoles de la ville.

Pas de chauffage, moisissure et trous dans le sol étaient le quotidien d’écoliers marseillais. Une situation dénoncée par des enseignants et parents d'élèves dont la mobilisation a porté ses fruits. Lundi pour la rentrée, les élèves de certaines de ces écoles délabrées ont pu retrouver des salles de classes rénovées. A l’école Saint-Louis Consolat, des travaux urgents ont été réalisés et le préfabriqué insalubre qui accueillait les élèves est resté fermé. A la place, une vraie salle de classe a été ouverte.

"Une cloison, un peu d’électricité, un peu de couleurs sur les murs, une classe agréable à vivre, ça a été fait en dix jours, 40 ans d’attente!", détaille sur BFMTV Nordine Akriche, parent d’élève.

A l’école Jean-Perrin, ce sont les trous dans le sol, suspectés de dégager de l’amiante, qui ont été rebouchés. L'école maternelle du Parc Kalliste a quant à elle vu la fissure de sa façade réparée. 

En tout, près de 150 chantiers ont été engagés dans les écoles de la ville pendant les vacances. La mairie le reconnaît, certains petits travaux avaient pris beaucoup de retard. "On essaye de faire pour le mieux et quand on est alerté comme ça l’a été cette fois-ci par le corps enseignant et par les parents d’élèves, on essaye de réagir le plus vite possible", assure Danièle Casanova, adjointe au maire en charge de l’éducation.

Des disparités dans les écoles

Si la situation s’améliore, les enseignants restent vigilants, à l’instar de Charlotte Magri. L’enseignante avait interpellé la ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem fin novembre, dans une lettre ouverte publiée sur internet et organisé une pétition en ligne qui a recueilli plus de 20.000 soutiens à ce jour. Pour elle, si ces travaux réalisés sont nécessaires, ils cachent de nombreuses disparités dans les établissements.

"Les écoles qui ont été les plus médiatisées ont eu droit à des travaux d’urgence, et il y a énormément d’autres écoles sur lesquelles il n’y a pas eu d’intervention", déplore-t-elle.

Un constat partagé par des parents d’élèves. A l’école Saint-Mitre, les travaux ne seront pas réalisés avant la rentrée prochaine. En attendant, les sanitaires sont dans un état préoccupant et la situation a des répercussions sur les enfants. "Ma fille est sujette aux cystites déjà à six ans! Elle ne va pas aux toilettes à l’école toute la journée, elle se retient parce que c’est dégueulasse", explique une maman. La ville a promis d’engager des chantiers de plus grande ampleur lors des vacances d’été.

C. B avec Perrine Baglan et Alexis Cuvillier