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Droit et culture au menu de la philosophie pour le bac S

Un bachelier

Un bachelier - Illustration - AFP

Les sujets de l'épreuve de philosophie sont tombés. Les candidats au baccalauréat scientifique ont du composer sur le droit et la culture ainsi que sur un texte de Michel Foucault.

Le coup d'envoi du baccalauréat a été donné jeudi matin. Les épreuves de philosophie ont ouvert les hostilités pour 520.000 lycéens des filières générales et technologiques.

Les participants au bac S (scientifique) ont du composer sur deux thématiques, la culture et le droit. Le premier sujet s'intitulait "Défendre ses droits, est-ce défendre ses intérêts ?". Le second sujet concernant la culture s'intitulait "Peut-on se libérer de la culture ?".

Une explication de texte de Michel Foucault

Le troisième sujet, une explication de texte, portait sur "Dits et Ecrits", un essai de Michel Foucault écrit en 1978: 

"À la limite, la vie, c’est ce qui est capable d’erreur. Et c'est peut-être à cette donnée ou plutôt à cette éventualité fondamentale qu’il faut demander compte du fait que la question de l’anomalie traverse de part en part toute la biologie. À elle aussi qu'il faut demander compte des mutations et des processus évolutifs qu’elle induit. À elle qu’il faut demander compte de cette mutation singulière, de cette "erreur héréditaire", qui fait que la vie a abouti avec l’homme à un vivant qui ne se trouve jamais tout à fait à sa place, à un vivant voué à "errer" et destiné finalement a l’"erreur". Et si on admet que le concept, c’est la réponse que la vie elle-même donne à cet aléa, il faut convenir que l’erreur est à la racine de ce qui fait la pensée humaine et son histoire. L'opposition du vrai et du faux, les valeurs qu'on prête à l’un et à l’autre, les effets de pouvoir que les différentes sociétés et les différentes institutions lient à ce partage, tout cela même n’est peut-être que la réponse la plus tardive à cette possibilité d’erreur intrinsèque à la vie. Si I'histoire des sciences est discontinue, c’est-à-dire si on ne peut l’analyser que comme une série de "corrections", comme une distribution nouvelle du vrai et du faux qui ne libère jamais enfin et pour toujours la vérité, c’est que, là encore, l’"erreur" constitue non pas l'oubli ou le retard d'une vérité, mais la dimension propre à la vie des hommes et au temps de l’espèce."

G.D.