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Deux fonctionnaires sur trois non remplacés, hors Education

Le gouvernement français envisage de ne pas remplacer deux fonctionnaires sur trois partant à la retraite de 2013 à 2015, sauf dans les secteurs de l'éducation, de la justice et de la sécurité, afin de tenir ses objectifs de réduction des déficits publics

Le gouvernement français envisage de ne pas remplacer deux fonctionnaires sur trois partant à la retraite de 2013 à 2015, sauf dans les secteurs de l'éducation, de la justice et de la sécurité, afin de tenir ses objectifs de réduction des déficits publics - -

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français envisage de ne pas remplacer deux fonctionnaires sur trois partant à la retraite de 2013 à 2015, sauf dans...

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français envisage de ne pas remplacer deux fonctionnaires sur trois partant à la retraite de 2013 à 2015, sauf dans les secteurs de l'éducation, de la justice et de la sécurité, afin de tenir ses objectifs de réduction des déficits publics, selon Le Figaro.

Les ministères, à l'exception des trois "prioritaires", verraient leur effectifs diminuer en moyenne de 2,5% par an dans le cadre du budget pluriannuel 2013-2015, précise jeudi le quotidien qui a eu connaissance des objectifs de la direction du Budget.

Le gouvernement entend créer 65.000 postes dans l'Education, la Justice, la police et la gendarmerie. "Pour cela, il est contraint de mettre sous pression les ministères non prioritaires", explique Le Figaro.

Selon Le Monde, François Hollande, interrogé mercredi sur ces informations en marge du sommet de Rio+20 au Brésil, aurait jugé ce scénario "invraisemblable".

"Si c'était le cas, j'en aurais été informé tout de même", a déclaré le président français, selon l'envoyé spécial du Monde.

Le ministre du Travail, Michel Sapin, n'a pas confirmé jeudi "point par point" les chiffres avancés mais a précisé que ces cadrages traduisaient les principes édictés durant la campagne présidentielle.

BAISSE DES DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT

"Il n'y aura pas de diminution globale du nombre de fonctionnaires mais je pourrais le dire autrement : il n'y aura pas d'augmentation du nombre global de fonctionnaires", a-t-il déclaré sur Europe 1.

"Si on augmente quelque part, ça veut dire que dans un autre ministère - nous n'avons pas cessé de le dire pendant toute la campagne électorale - il n'y aura pas d'augmentation de ses effectifs", a-t-il de nouveau expliqué.

"Les chiffres qui sont avancés là ne sont pas forcément justes point par point, c'est au gouvernement et aux ministres concernés de le dire dans les jours et les semaines qui viennent", a ajouté le ministre.

Il a toutefois confirmé un objectif de réduction des dépenses de fonctionnement (achat de fournitures, flottes de voitures, abonnements téléphoniques, etc.). Ce sont des "dépenses sur lesquelles on peut aujourd'hui rogner sans pour autant mettre en cause le service public", a justifié Michel Sapin.

Selon Le Figaro, l'exécutif travaillerait sur une nette réduction des dépenses de fonctionnement (10% en 2013, 3% en 2014, 3% en 2015).

Les dépenses d'intervention de l'Etat baisseraient de 40% au cours des trois prochaines années (hors les trois ministères "prioritaires").

Les budgets des ministères doivent être finalisés fin juillet.

La France s'est fixé pour objectif de réduire son déficit public à 5,2% du PIB fin 2011, 4,5% fin 2012 et 3% fin 2013.

Sophie Louet