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Déconfinement: Martine Aubry estime pouvoir accueillir en "sécurité" les classes qui reprendront le 11 mai 

Martine Aubry

Martine Aubry - Philippe HUGUEN / AFP

Cependant, la maire de Lille s'est montrée sceptique pour la suite. "Nos locaux ne permettent pas d’aller au-delà de ces trois niveaux en maternelle et en élémentaire", a-t-elle annoncé.

"Je ne vois pas comment on peut rouvrir les écoles le 11 mai", avait déclaré Martine Aubry vendredi dernier, au cours d'une visioconférence de presse. Invitée du 20h de France 2 ce mercredi, l'édile de Lille a tenu à préciser son propos: "Ce que j’ai dit la semaine dernière, c’est que je ne voyais pas comment tout le monde pouvait rentrer et non pas que personne ne pourrait rentrer".

Entre ces deux déclarations, le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, a annoncé une rentrée progressive des élèves, étalée sur trois semaines, à compter du 11 mai. Laquelle ne concernerait dans un premier temps que les grandes sections de maternelle, de CP et de CM2. "Nous avons travaillé sur la première étape proposée par le ministre Blanquer, a expliqué la maire de Lille. Et l'intéressée d'assurer: "Nos locaux nous permettent de faire rentrer ces élèves avec la sécurité sanitaire des enseignants et des élèves".

Impossible d'aller "au-delà"

Cependant, Martin Aubry s'est montrée quelque peu sceptique pour la suite. "Nos locaux ne permettent pas d’aller au-delà de ces trois niveaux en maternelle et en élémentaire" et de faire respecter "la distanciation et les gestes barrières", a-t-elle nuancé. "Nous ne pouvons appliquer que la première étape et aider au soutien scolaire comme on le fait pour les autres enfants."

Quid des étudiants affichant des fragilités scolaires, renforcées par la fermeture des écoles? D'une part, "on a eu énormément de donations de tablettes et de smartphones", a souligné Martine Aubry, pour subvenir aux besoins des élèves ne disposant pas de matériel adapté au travail à distance. D'autre part, "nous avons pu, grâce à des associations, savoir quels étaient les enfants qui avaient décroché" et ainsi assurer leur suivi. Mais sur cette question précise, la socialiste estime qu'il faut "que le gouvernement nous donne des directives générales".

Si le confinement creuse les inégalités scolaires, il renforce de la même manière les difficultés des familles aux revenus modestes à se nourrir. Dès le début du confinement, "on a mis en place des aides alimentaires ou monétaires pour ceux qui en avaient le plus besoin", a rappelé l'élue. Avant d'annoncer qu'à compter de jeudi, "les familles des 50% des petits lillois qui vont à la cantine gratuitement ou à 1 euro recevront tous les 15 jours des paniers alimentaires", contenant 6 ou 7 kilos de produits frais, secs et laitiers.

Florian Bouhot