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Covid-19: comment va fonctionner l'accompagnement psy proposé aux étudiants par le gouvernement?

La ministre de l'Enseignement et de la Recherche Frédérique Vidal le 20 janvier 2021

La ministre de l'Enseignement et de la Recherche Frédérique Vidal le 20 janvier 2021 - LUDOVIC MARIN / AFP

La plateforme "Santé psy étudiant" a été lancée, comme l'a annoncé la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal mercredi soir. Elle permet de mettre en lien les étudiants affectés par l'isolement résultant des mesures prises contre la pandémie, et munis d'une ordonnance, avec l'un des 1400 psychologues inscrits sur cette interface.

C'était l'une des promesses qu'Emmanuel Macron avait faites aux étudiants rencontrés le 21 janvier à l'Université Paris-Saclay: proposer un accompagnement psychologique gratuit aux élèves relevant de l'Enseignement supérieur affectés par les confinements, les couvre-feux successifs, et donc l'isolement en découlant. La plateforme, baptisée "Santé psy étudiant", qui permettra à ces étudiants en détresse de bénéficier de cette aide vient d'être lancée, comme l'a annoncé la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Frédérique Vidal, ce mercredi soir sur Twitter.

On remarque que l'expression "chèque psy", sous laquelle ce dispositif a d'abord été connu, semble désormais passée de mode.

Deux cycles de trois séances au maximum

La marche à suivre est la suivante. Après consultation d'un médecin ou d'un service de santé universitaire, et donc une fois muni d'une ordonnance, l'étudiant désireux d'obtenir ce suivi pourra, via cette plateforme, prendre rendez-vous avec un psychologue partenaire, et bénéficier de trois séances avec un psychologue. Ces séances pourront avoir lieu en chair et en os ou en téléconsultation, notamment pour pallier les difficultés de déplacements ou pour arranger au mieux les étudiants résidant alors en zone rurale.

Ces trois séances peuvent être renouvelées une fois, mais pas plus d'une fois (et sur présentation d'un avis médical), pour un second cycle de trois séances, pour un total donc de six séances maximum.

Le ministère de la Santé estime qu'au-delà de ce plafond de six séances, le besoin psychologique n'est plus une conséquence directe de l'isolement entraîné par les mesures de lutte contre la pandémie.

Si ces deux volets de trois séances ne suffisent pas, l'étudiant pourra cependant être mis en relation avec un Centre médico-psychologique pour une prise en charge plus longue, voire avec un psychiatre ou un hôpital psychiatrique.

1400 psychologues

Plus de 1400 psychologues se sont portés volontaires pour figurer dans le répertoire de "Santé psy étudiant", et ont été conventionnés. Leur profil a été déterminé par le ministère de la Santé et la Fédération française de psychologie. La séance durera 45 minutes. Ils seront rémunérés 30 euros par séance, un tarif bien inférieur à celui d'une consultation habituelle.

Ils seront payés par les universités, qui elles-mêmes se feront rembourser par l'État. Quant à la patientèle, il est à noter que tous les étudiants inscrits en études supérieures peuvent en faire partie, qu'ils soient inscrits en école, à la fac, en BTS, etc.

L'étudiant est également libre de la localisation des séances. Par exemple, dans le cas où il serait inscrit dans une ville donnée afin de suivre ses études mais serait retourné vivre chez ses parents dans une autre commune, il pourra prendre ses rendez-vous dans l'une ou l'autre de ces zones.

Véronique Fèvre, avec Robin Verner