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Covid-19: Vidal explique le fonctionnement du "chèque psy" pour les étudiants

La ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a détaillé le déroulement du parcours de soin psychologique prévu pour les étudiants en détresse psychologique du fait du Covid-19.

Les cours en présentiel reprennent, ponctuellement, dans les établissements de l'enseignement supérieur à compter de ce lundi. Ce retour dans les amphitéâtres et les salles de cours va contribuer à rompre l'isolement durement vécu par certains étudiants en ces temps troublés par le Covid-19. L'épidémie et les mesures imposées pour lutter contre la diffusion du virus pèsent en effet lourdement sur le moral des jeunes.

Pour contrecarrer cette déprime collective, parfois aggravée par des dépressions individuelles, l'exécutif a par ailleurs mis en place, consécutivement aux annonces du chef de l'État le 21 janvier dernier, un chèque d'accompagnement pyschologique. Rebaptisé "chèque psy", il entre lui aussi en vigueur ce lundi. Interviewée dans la matinée sur BFMTV depuis l'université de Bordeaux, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, Frédérique Vidal, en a décrit le fonctionnement, étape par étape.

"Il faut organiser ce parcours de soin et faire en sorte que les jeunes n’aient pas honte de dire qu’ils ont besoin qu’on les aide. C’est le plus grand défi", a-t-elle affirmé.

Des séances de 45 minutes

Tout d'abord, contrairement à ce pourrait indiquer son intitulé, cet accompagnement psychologique n'est pas un chèque à proprement parler: il correspond davantage à un forfait, accessible à tout étudiant. Cet accès est conditionné à une visite préalable.

"Il faut commencer par aller voir soit un médecin généraliste du sein du service de santé universitaire, soit un médecin figurant sur une liste de médecins avec lesquels les services de santé ont passé des conventions, puis on choisit dans une liste de psychologues qui ont accepté", a ainsi posé la ministre.

"Ensuite on est accompagné par ces psychologues pour des séances de 45 minutes (au nombre de trois, NDLR)", a poursuivi Frédérique Vidal, ajoutant: "Et puis, il y a toujours un suivi médical parce que parfois on aura besoin d’envoyer ces étudiants vers des psychiatres qui eux aussi se sont organisés dans ce réseau".

Un dispositif entièrement pris en charge

Elle a souligné la gratuité du dispositif pour les jeunes: "Le tout étant sans aucun frais pour les étudiants car on sait que ça peut être un frein parfois." C'est la sécurité sociale et les mutuelles, comme le note ici service-public.fr, qui prendront intégralement la mesure en charge.

Le gouvernement souhaite par ailleurs que les camarades d'étudiants en difficultés se manifestent et prêtent leur concours. "L’idée, c’est d’avoir des étudiants sentinelles qui vont repérer les étudiants n’allant pas bien et les inciter à entrer dans ce parcours de soin", a ainsi lancé Frédérique Vidal.

Plusieurs plateformes proposent de surcroît une aide et une écoute aux jeunes en ressentant le besoin. Elles sont compilées sur le site soutien-etudiant.info. On y trouve le Fil santé jeunes: 0800.235.236. On peut aussi y lire le numéro vert renvoyant à une cellule d'aide psychologique, destiné à tous, sans critère d'âge: 0.800.130.000.

Robin Verner
Robin Verner Journaliste BFMTV