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Brevet des collèges 2019: découvrez les dictées proposées aux élèves lors de la session de rattrapage

Image d'illustration - Les collégiens passaient l'épreuve de la dictée ce lundi matin, combien de fautes faites-vous dans leur dictée?

Image d'illustration - Les collégiens passaient l'épreuve de la dictée ce lundi matin, combien de fautes faites-vous dans leur dictée? - Olivier Laban-Mattei - AFP

Les élèves ont planché sur des extraits de Mont-Oriol, de Guy de Maupassant, et de La Promesse de l'aube, de Romain Gary.

Ils étaient plus de 11 000 à plancher, ce lundi matin, sur ces quelques lignes. Après le report de la session de juin en raison de la canicule, de nombreux élèves passent durant deux jours les épreuves de la session de remplacement du brevet des collèges: dix fois plus que d'habitude.

Les résultats seront connus, comme d'habitude, à la fin du mois de septembre. Le déroulé des épreuves - mathématiques et français le lundi, sciences, histoire-géographie et langue vivante étrangère le mardi - reste inchangé par rapport à la session classique.

Guy de Maupassant en série générale

En séries générale, la dictée a porté sur un extrait de l'œuvre de Guy de Maupassant, Mont-Oriol. Voici le texte qui a été soumis aux élèves:

Lorsque le soleil fut près de disparaître, le ciel s’étant mis à flamboyer, le lac tout à coup eut l’air d’une cuve de feu ; puis, après le soleil couché, l’horizon étant devenu rouge comme un brasier qui va s’éteindre, le lac eut l’air d’une cuve de sang. Et soudain, sur la crête de la colline, la lune presque pleine se leva, toute pâle dans le firmament encore clair.
En passant dans l’allée, sous les arbres, où des taches de clarté tombaient comme une pluie dans l’herbe à travers les feuilles, Christiane, qui venait l’avant-dernière, suivie de Paul, entendit soudain une voix haletante qui lui disait, presque dans l’oreille : « Je vous aime !»

Romain Gary pour la série professionnelle

Les élèves des séries professionnelle ont eu travaillé sur un extrait de La Promesse de l'aube, de Romain Gary:

Après le spectacle, ma mère, encore bouleversée par les applaudissements et le visage ruisselant de larmes, m’emmena manger des gâteaux dans une pâtisserie.
Elle avait encore l’habitude de me tenir par la main lorsque nous marchions dans la rue, et comme j’avais déjà onze ans et demi, je trouvais cela terriblement gênant. Je tâchais toujours de dégager poliment ma main, sous quelque prétexte plausible, et j’oubliais ensuite de la lui rendre, mais ma mère la reprenait toujours fermement dans la sienne.
Mathieu Dehlinger avec AFP