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Blocages: plus d'un million de dégâts à l'université de Grenoble

Des étudiants bloquent l'université de Grenoble pour protester contre la réforme de l'accès à l'université, le 3 mai 2018

Des étudiants bloquent l'université de Grenoble pour protester contre la réforme de l'accès à l'université, le 3 mai 2018 - JEAN-PIERRE CLATOT / AFP

Après le départ des étudiants grévistes jeudi 24 mai, la direction de l'Université Grenoble Alpes a découvert avec effroi les dégradations commises dans l'enceinte du bâtiment.

L'Université Grenoble Alpes (UGA) chiffre à plus d'un million d'euros les dégradations "spectaculaires" commises dans un bâtiment occupé durant un mois et demi par des opposants à la loi Vidal et va porter plainte.

"Les murs et les sols sont à poncer et à repeindre, les fenêtres et le matériel informatique sont à changer, ainsi que la quasi-totalité du mobilier... Les personnels ont été sidérés de ce qu'ils ont découverts vendredi matin, après le départ des opposants", a précisé Patrick Levy, le président de l'UGA.

Les dégâts occasionnés dans ce centre de langues vivantes de 2.800 m2 se chiffrent "au-delà d'un million d'euros", a-t-il ajouté, confirmant une information du Dauphiné Libéré.

Outre les murs, les vitres et les sols, qui ont été recouverts de graffitis, les travaux de rénovation comprendront également la réfection de la toiture végétalisée du bâtiment, dont l'étanchéité a été altérée. Dans un local prêté à une association étudiante, les personnels ont également retrouvé des pierres, un stock de bombes de peinture, des pieds de biche et du matériel dérobé dans le laboratoire du centre de langues vivantes. L'université craint que ces dégâts ne puissent faire l'objet d'une prise en charge par les assurances.

Une réouverture début 2019

Mercredi, les opposants à la loi Vidal avaient voté la fin de l'occupation de l'ensemble des locaux de l'université paralysés depuis le 9 avril. L'université avait alors laissé la possibilité aux occupants de quitter ces lieux jusqu'à jeudi 20h, avant une intervention policière.

"Une partie des dégradations a eu lieu dans le dernier jour et la dernière nuit de l'occupation. Mais quand on voit l'ampleur des dégâts, on ne peut s'empêcher de penser qu'ils n'ont pu être causés en l'espace de quelques heures", souligne Patrick Lévy.

La plainte devrait être déposée lundi, après que les dégradations aient été plus précisément chiffrées. Le bâtiment ne devrait pas rouvrir ses portes avant le début de l'année 2019.

Me.R. avec AFP