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À un mois du bac de philo, une méthode brevetée, ça peut aider

L'épreuve de philosophie aura lieu le 17 juin prochain. Une matière souvent considérée comme "casse-pipe".

L'épreuve de philosophie aura lieu le 17 juin prochain. Une matière souvent considérée comme "casse-pipe". - -

Une ancienne enseignante a breveté une méthode pour réussir l’épreuve du bac de philosophie. Un outil mis au point il y a 39 ans mais toujours d’actualité, à moins d’un mois du bac.

Le 17 juin prochain, 650.000 élèves plancheront sur l’épreuve de philosophie du baccalauréat. Un passage obligé et redouté par des générations de lycéens, de parents et d’enseignants. Marie Delaporte a peut-être une solution à leur problématique.

Cette ancienne professeur de philosophie a élaboré, il y a 39 ans cette année, une technique pour mieux appréhender les sujets de philosophie. Face aux résultats obtenus au fil des ans, elle a décidé de la breveter il y a déjà vingt ans. Elle dispense ses conseils post-bac de philo à BFMTV.com.

Qu'est-ce qui vous a poussé à chercher une nouvelle méthode?

J’ai été professeur de philosophie à Grenoble dans les années 70. Quand j’ai eu mes premiers élèves, je leur ai donné un devoir et les résultats n’étaient pas très bons. Je leur ai fait un corrigé avec ceux qui existaient déjà et d'autres méthodes, et ils m’ont dit: "Mais comment on aurait pu le savoir?" J’ai eu le déclic.

C’est comme en cuisine: si je leur fais un gâteau, ils sauront ce qu’il y a dedans mais pas comment le faire. J’ai commencé alors à réfléchir à une autre méthode.

En quoi consiste votre méthode?

On fait d’abord émerger un plan puis on y met les idées. On apprend à l’élève à bien lire son sujet et à comprendre la question.

Prenons l’exemple d’un sujet à deux notions: "Faut-il être seul pour être soi-même ?" Dans cette question, l’élève identifie deux notions: la solitude et être soi-même. La notion la plus "riche" en sens est "être soi-même", la moins "riche", "la solitude". On trace un grand cercle où on inscrit "être soi-même" et un plus petit à l’intérieur du premier où on écrit "seul". Et on a notre plan.

Première partie (la petite notion dans la grande) devient "La solitude permet d’être soi-même". La deuxième partie (la grande notion, moins la petite), "je peux être moi-même, autrement qu’en étant seul". Donc avec autrui. Troisième partie (le paradoxe): "Je ne suis pas davantage moi-même en étant seul car l’homme est fait pour vivre avec les autres".

Cette méthode suffit-elle à réussir son épreuve?

Il n’y a pas de méthode miracle. On donne des techniques pour comprendre et appréhender au mieux différents types de sujet mais après, c’est aux élèves à avoir les connaissances nécessaires pour réfléchir correctement à la question qui lui est posé.

Ce qu'on attend d'un élève quand il passe l'épreuve c'est qu'il réfléchisse par lui-même. Mais comment peut-il penser par lui-même si il n'a pas de connaissance sur la question? La technique est importante et le savoir, essentiel.

Comme on dit, pour réussir un examen, il faut un tiers de chance, un tiers de science et un tiers d'aplomb.

Quels conseils donneriez-vous aux lycéens à moins d'un mois de l'épreuve?

J’aurais trois conseils à leur donner. Le premier, c’est de faire des fiches sur toutes les notions qu’ils ont abordées dans le programme scolaire. C'est possible: pendant les stages on en fait une par heure.

Le deuxième, c'est faire des fiches sur les auteurs au programme. Les fiches notions et auteurs mises en parallèle leur permettront de comprendre que les notions philosophiques n'ont un sens que par rapport à l'histoire des hommes.

Et troisième conseil: se constituer un petit bagage philosophique en lisant des œuvres. 20 minutes de lecture, quatre à cinq minutes pour synthétiser ce qu’on vient de lire, 24 heures de décantation et de nouveau 20 minutes de lecture. C’est en fréquentant les oeuvres philosophiques que l’on devient bon.

Alizée Golfier