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Des "teufeurs" se rassemblent dans sept villes pour défendre les "free parties"

Des rassemblements étaient organisés samedi dans sept villes de France pour protester contre la "répression" de leurs événements et les saisies de sonos. (photo d'illustration)

Des rassemblements étaient organisés samedi dans sept villes de France pour protester contre la "répression" de leurs événements et les saisies de sonos. (photo d'illustration) - MARCEL MOCHET / AFP

Des rassemblements étaient organisés samedi dans sept villes de France (Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Strasbourg, Nantes et Clermont-Ferrand), à l'appel de 200 collectifs organisateurs de fêtes techno, pour protester contre la "répression" de leurs événements et les saisies de sonos.

"Laissez-nous danser", "On n'est pas dangereux", pouvait-on lire sur les pancartes à Paris. Vers 14 heures entre la place Denfert-Rochereau et le métro Saint-Jacques, des centaines de personnes s'étaient rassemblées.

Derrière une vingtaine de camions équipés de sonos, le cortège parisien devait ensuite rejoindre la place d'Italie puis se rendre en fin d'après-midi devant le ministère de la Jeunesse et des Sports.

Protestent contre la saisie du matériel de sonorisation

A un mois de l'élection présidentielle, ces rassemblements, baptisés "Manifestives", sont l'occasion de "faire le bilan de cinq ans d'action gouvernementale par rapport à notre courant culturel", a expliqué Samuel, de l'association Freeform, présent pour sa part à la manifestation à Toulouse.

Les organisateurs de "free parties", des fêtes à entrée libre, souvent en plein air, où l'on écoute principalement de la musique électronique, protestent en particulier contre une disposition législative de 2001, qui permet la saisie par la police du matériel de sonorisation, lorsque la fête n'a pas été déclarée ou qu'elle a été interdite par la préfecture.

Des fêtes "sans sélection contrairement aux boites de nuit"

"Ce sont des gens qui n'ont pas beaucoup de moyens et qui mettent tout ce qu'ils ont dans leur matériel, pour pouvoir faire la fête", souligne Martin, 20 ans, venu d'Evry (Essonne) au rassemblement parisien.

Autour de lui, plusieurs centaines de personnes avaient transformé une partie de la place Bellecour, au coeur de la ville, en fête techno, avec trois camionnettes chargées de sono crachant des décibels.

Animés par la volonté de faire de la pédagogie, les organisateurs (une douzaine d'associations) distribuaient des prospectus aux passants et prévoyaient, après un parcours dans la ville, de revenir place Bellecour pour des ateliers et performances artistiques destinés à montrer le vrai état d'esprit de leurs fêtes: "libres", "collaboratives", "créatrices" et "sans sélection", contrairement, disent-ils, aux boîtes de nuit.

E. H. avec AFP