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Des maires parisiens demandent la fermeture des épiceries de nuit ne respectant pas les arrêtés anti-alcool

Un rayon de supermarché (photo d'illustration)

Un rayon de supermarché (photo d'illustration) - MYCHELE DANIAU / ARCHIVES / AFP

Vente illicite d'alcool, nuisances sonores... les maires des 10e et 13e arrondissements de Paris et des collectifs de riverains demandent la fermeture des épiceries de nuit ne respectant pas les arrêtés de la Ville.

Plusieurs épiceries de nuit de Paris ne respecteraient pas l'arrêté interdisant la vente d'alcool à emporter entre 21 heures et 7 heures du matin et vendraient également de l'alcool à des mineurs. Les maires des 10e et 13e arrondissements ont saisi le préfet de police et demandent la fermeture de ces établissements, selon Le Parisien ce mercredi.

Trois épiceries du 10e arrondissement ont déjà connu une fermeture administrative cette année pour vente illicite d'alcool. Deux autres commerces du même arrondissement ont été fermés, le premier pour ouverture tardive, le deuxième pour vente illicite de tabac. Même sort pour deux autres épiceries de la rue du Faubourg Saint-Denis et de la rue Glacière, fermées par la préfecture de Police ce vendredi. 

"Un vrai problème !"

"Ce problème d'épiceries transformées en débits d'alcool nocturnes est un vrai problème !", s'agace Jérôme Coumet, maire du 13e arrondissement, sur son compte Twitter.

Un sentiment partagé par les habitants proches de ces commerces, pour qui la préfecture n'avance pas assez vite. Certains, jugeant que ces épiceries entraînent régulièrement des nuisances, se sont réunis en collectif et demandent des actions plus concrètes. C'est le cas du collectif Marcadet qui souhaite voir ce sujet abordé dans "le prochain Conseil de Paris".

Vers une action devant le Conseil de Paris

Jérôme Coumet pense lui aussi à se tourner vers le Conseil de Paris, après avoir demandé un arrêté pour cinq autres épiceries Lycramobile.

"La justice administrative est réticente à les faire fermer. Ils n’ont pas pris la mesure de ces dérives.", déplore-t-il. " Avec Anne Hidalgo, on réfléchit à une action commune devant le Conseil de Paris.", annonce l'élu, interrogé par Le Parisien.
Alexandra Jaegy