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Départementales: des féministes interpellent Sarkozy et Lagarde au sujet de Georges Tron

Georges Tron sur le plateau du "Grand Journal" de Canal Plus, en mai 2012.

Georges Tron sur le plateau du "Grand Journal" de Canal Plus, en mai 2012. - Bertrand Langlois - AFP

Deux membres de l'association Oser le féminisme! signent ce vendredi une lettre ouverte dans Libération, dans laquelle elles interpellent directement le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, et le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, sur le cas Georges Tron, à l'approche du 8 mars, la Journée internationale des femmes.

L'ex-ministre et maire UMP de Draveil, dans l'Essonne, Georges Tron, renvoyé devant la Cour d'Assises, est accusé de viols aggravés et d'agressions sexuelles sur deux de ses anciennes employées municipales. Malgré ce renvoi, il a été investi comme chef de file pour les prochaines élections départementales du 22 mars par l'UMP et l'UDI, dans l'Essonne.

"Comment est-il possible que l’UMP et l’UDI aient investi un homme accusé d’un crime?", interrogent Claire Serre-Combe et Anne-Cécile Mailfert, porte-paroles d'Osez le féminisme!. "Certes, la présomption d’innocence doit être respectée, et la loi n’interdit pas à un homme soupçonné de crime de briguer un mandat électoral. Mais là n’est pas la question", écrivent-elle.

Pour les deux femmes, cette investiture, "quoique légale", est "indécente". "Indécente parce qu’il est question d’un homme puissant qui aurait violé deux femmes, en abusant de son autorité. Indécente parce qu’elle envoie aux électrices et aux électeurs tout le mépris qu’a Georges Tron, et vos partis puisqu’il vous représente, pour les victimes de ce type de violence et la lutte contre les violences machistes", justifient-elles, avant d'appeler au retrait de la candidature de Georges Tron.

A.S.