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Corse: un arrêté "anti-burkini" validé en appel à Marseille

Une touriste marche à l'endroit où ont été brûlées des voitures à Sisco en Corse le 14 août 2016

Une touriste marche à l'endroit où ont été brûlées des voitures à Sisco en Corse le 14 août 2016 - PASCAL POCHARD-CASABIANCA, AFP/Archives

L'arrêté "anti-burkini" pris en août dernier par le maire de Sisco (Haute-Corse) suite à une violente altercation sur la plage, a été validé lundi par la cour administrative d'appel de Marseille.

La cour administrative d'appel de Marseille a validé en appel l'arrêté "anti-burkini" de la commune de Sisco (Haute-Corse). La Ligue des Droits de l'homme avait déposé un recours contre l'arrêté du maire du 16 août 2016 interdisant sur les plages de cette commue le port de tenues manifestant de manière ostentatoire une appartenance religieuse.

Une mesure "adaptée au risque de trouble à l'ordre public"

Dans son arrêt, la cour administrative d'appel a estimé comme le tribunal administratif de Bastia que "la décision du maire était adaptée aux risques avérés de troubles à l’ordre public", rappelant qu'une "centaine de CRS et de gendarmes avaient du s'interposer" lors de la rixe qui avait fait 5 blessés en août dernier.

Une altercation entre les membres d'une famille d’origine marocaine et des villageois avait éclaté sur une plage de ce village corse, ravivant les tensions sur l'île, quelques mois après l'agression de pompiers dans un quartier populaire d'Ajaccio.

Condamnation de la Ligue des Droits de l'Homme

Comme à Sisco, de nombreuses villes littorales de France avaient pris des arrêtés "anti-burkini" dans la foulée de cet incident. Le 26 août, le Conseil d'Etat avait mis un coup d'arrêt aux interdictions de cette tenue de bain musulmane. 

La cour administrative d'appel de Marseille a condamné la Ligue des Droits de l'Homme, qui avait fait appel du jugement du tribunal administratif de Bastia, à verser 2.000 euros à la commune de Sisco pour les frais engagés.

C.BR. avec AFP