BFMTV

Coronavirus: plus d'un quart des Français ne voudraient pas se faire vacciner

Un vaccin ne sera pas disponible avant "mi-2021" a prévenu Edouard Philippe. - AFP

Un vaccin ne sera pas disponible avant "mi-2021" a prévenu Edouard Philippe. - AFP - -

Selon une étude parue dans la revue médicale britannique The Lancet, 26% des Français n'iraient pas se faire vacciner si un vaccin contre le coronavirus était trouvé prochainement.

Alors que les scientifiques du monde entier se livrent à une course contre la montre pour trouver un vaccin contre le coronavirus, les Français, eux, ne semblent pas pressés de se faire vacciner. D'après une étude parue dans la revue médicale britannique The Lancet, plus d'un quart d'entre eux refuserait de se faire vacciner en cas de découverte d'un vaccin. 

Sentiment anti-vaccin chez les faibles revenus

L'étude indique que 26% des personnes interrogées déclarent que si un vaccin contre le Covid-19 était disponible, ils ne l'utiliseraient pas. Le sentiment anti-vaccin serait particulièrement présent chez les individus à faible revenu (37%), qui sont, pourtant "généralement plus exposées aux maladies infectieuses", note l'étude.

Le rejet s'observe également chez les jeunes femmes entre 18 et 35 ans, pour qui 36% refuseraient de se faire vacciner, et ce, alors qu'elles "jouent un rôle crucial dans la vaccination des enfants". Enfin, 22% des personnes de plus de 75 ans n'iraient pas non plus de faire vacciner, alors même qu'elles sont en première ligne face au coronavirus en raison de leur âge. 

L'urgence de communiquer "de manière transparente"

Les auteurs de l'étude montrent par ailleurs que l'opinion politique joue un rôle dans l'acceptation du vaccin. Ainsi, ceux qui ont voté pour les candidats "d'extrême gauche" en 2017, comme Jean-Luc Mélenchon, Nathalie Arthaud ou Philippe Poutou sont 32% à décliner un vaccin. Un pourcentage qui passe à 35% pour les personnes interrogées qui se sont abstenues ou ont voté blanc aux dernières élections.

A travers cette enquête, les chercheurs posent une question qu'ils jugent "cruciale" aux autorités françaises: "Que faire si les gens ne veulent pas le vaccin?” Selon eux, il est urgent de communiquer "de manière transparente" sur les processus de recherche en cours sur les vaccins afin d'éviter que ces derniers "ne deviennent partie intégrante des débats politiques".

*L’enquête a été réalisée par internet auprès d'un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus du 27 au 29 mars.

Esther Paolini