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Coronavirus: Anne Hidalgo milite pour fermer certains marchés parisiens dans une "situation préoccupante"

Les marchés d'alimentation resteront ouverts mais le préfet de Paris, Didier Lallement, se dit prêt à sanctionner si l'affluence pose des risques sanitaires

Les marchés d'alimentation resteront ouverts mais le préfet de Paris, Didier Lallement, se dit prêt à sanctionner si l'affluence pose des risques sanitaires - LOIC VENANCE / AFP

La maire de Paris Anne Hidalgo estime ce lundi que la situation reste "préoccupante" dans certains marchés. La décision revient cependant au Préfet.

Plusieurs marchés parisiens pourraient fermer dès mardi. Dans un point de situation publié ce lundi, la maire de Paris Anne Hidalgo indique que "la question du maintien des marchés alimentaires doit être posée avec lucidité et détermination". 

Une décision mardi

Si l'élue note des progrès significatifs dans "l’application des consignes sanitaires" grâce à la mise en place de marquages au sol, de séparation des étals et de rappels de prévention, elle s'inquiète d'une situation "préoccupante dans certains marchés" alors que l'épidémie enfle rapidement.

Cette situation "mobilise en outre trop d’agents de sécurité et de propreté", ajoute la maire de Paris dans son point de situation, qui a saisi le Préfet de police "afin d’évaluer dès aujourd’hui l’ensemble des risques actualisés et de prononcer, dès demain le cas échéant, la fermeture des marchés qui poseraient problème". 

"Un élément essentiel de l’approvisionnement"

Ce lundi matin, Emmanuel Grégoire, premier adjoint de la maire de Paris, avait déjà émis un avertissement contre les marchés qui ne respectent pas l'ensemble des consignes sanitaires. Il s'est cependant refusé à toute fermeture intégrale des marchés parisiens.

"Les marchés sont un élément essentiel de l’approvisionnement en nourritures" dans la capitale, a indiqué l'adjoint. Selon lui, leur suspension le temps du confinement ferait par ailleurs courir des risques aux habitants.

“Si jamais vous fermez les marchés, les gens ne disparaissent pas par magie, ils ont besoin d’aller faire leurs courses ailleurs. Or, déporter sur des petites supérettes de quartier à Paris, c’est soit rendre quasiment impossible l’approvisionnement de nourriture, soit provoquer des promiscuités qui peuvent êtres aussi dangereuses que les marchés eux mêmes", a-t-il déclaré.

Benjamin Rieth