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Comment Franky Zapata compte-t-il s'y prendre pour traverser la Manche sur son Flyboard?

L'itinéraire de Franky Zapata

L'itinéraire de Franky Zapata - BFMTV

Après avoir volé au-dessus des Champs-Elysées lors du défilé du 14-Juillet, Franky Zapata doit traverser la Manche sur son Flyboard le 25 juillet prochain.

"J'ai la pression coefficient 10". Nouvelle star française des activités sportives après avoir survolé les Champs-Elysées lors du défilé du 14-Juillet, Franky Zapata s'est lancé un nouveau défi de taille: traverser la Manche, perché sur son désormais fameux Flyboard Air.

Il devrait ainsi essayer de rallier Sangatte à Saint Margaret Bay's, en 20 minutes, le 25 juillet prochain. Une épopée qui l'obligera à utiliser 99,9% des capacités de sa machine. "J'ai 30% de chances d'y arriver", confie-t-il ce dimanche au Parisien

Une seule halte

Pour alimenter son appareil, qui peut monter à 140km/h, l'ancien champion du monde de jet-ski aura recours à du kérosène contenu dans un sac à dos pesant 35 kg.

Le Flyboard ayant une autonomie de 10 minutes, Franky Zapata est cependant obligé de faire le plein au cours du trajet en se ravitaillant auprès d'un bateau. Mais si le casse-cou de 40 ans a obtenu l'aval de la Direction générale de l'aviation civile, il n'a pas eu celui de la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord. Un avis défavorable qui l'empêche donc de s'arrêter dans les eaux françaises et l'oblige à ne réaliser qu'une seule halte en territoire anglais, au bout de 17,5 km. 

"Le refus de la préfecture maritime multiplie par dix la difficulté du challenge. Cette décision est complètement arbitraire, non fondée. Il existe une dizaine de fenêtres où il n'y a pas de bateaux", déplore-t-il auprès du quotidien. 

Deux options pour le ravitaillement

Franky Zapata a deux possibilités pour effectuer le ravitaillement de son Flyboard. Il peut soit remplir son sac à dos de kérosène lors d'un vol stationnaire à 3 mètres d'un bateau, son équipe lui faisant passer le carburant à l'aide d'un tuyau, soit atterrir sur le bateau et directement remplir les réservoirs.

Une option moins risquée mais qui l'obligerait à poser les pieds sur du "dur", ce qui l'empêcherait d'homologuer sa traversée de la Manche, explique Le Parisien. Le sportif n'a pas encore tranché entre les deux options.

En attendant, Franky Zapata garde secret le lieu exact du décollage, afin de ne pas attirer trop de monde et de transformer sa traversée en une manifestation aérienne, nécessitant alors de nouvelles autorisations. 

Clément Boutin