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Cher: un maire se suicidera "à la prochaine caravane qui s’installe"

Une aire d'accueil des gens du voyage à Saint-Ouen-l'Aumône.

Une aire d'accueil des gens du voyage à Saint-Ouen-l'Aumône. - -

Le maire de Chavannes, dans le Cher, a menacé de mettre fin à ses jours si des gens du voyage s’installent à nouveau sur un terrain de sa commune.

Paul Renaudat se suicidera s’ils reviennent. Le maire sans étiquette de la commune de Chavannes (Cher, 183 habitants) mettra fin à ses jours si des caravanes de gens du voyage s’installent à nouveau sur un terrain de sa commune a rapporté mardi 6 août Le Parisien. "Il y en a d’autres qui se sont sacrifiés pour que la République avance. Je suis prêt à le faire", a prévenu l’élu.

Les gens du voyage, qui étaient arrivés une semaine plus tôt, ont quitté le village dimanche 4 août. Selon le Parisien, le maire reconnaît qu’ils "ont payé l’eau, l’électricité, la benne à ordures et ont laissé le terrain à peu près propre" et la préfecture parle d’une "occupation qui n’était pas prévue mais qui s’est correctement passée".

Avec le soutien des élus du canton

Qu’importe, Paul Renaudat est inflexible. Alors qu’il a reçu le soutien ce lundi des élus du canton, il a réitéré ses menaces: "A la prochaine caravane qui s’installe sur le terrain, je disparaîtrai. C’est tout ce que j’ai à dire".

Il avait déjà menacé d’attenter à sa propre vie lundi 29 juillet, alors que les gens du voyage étaient présents sur le terrain. Selon Le Berry Républicain, l’homme n’avait pas supporté les "reproches adressés par ses administrés".

Interrogé par le journal Le Parisien, Paul Renaudat affirme ne rien avoir contre les gens du voyage, et souligne qu'une aire de grand passage est à disposition à quelques kilomètres de sa commune. "Moi, ce que je veux, c'est qu'on respecte aussi les habitants. La liberté de chacun s'arrête là où celle de l'autre commence."

M. K. avec AFP