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Castaner dit souhaiter que Hulot "reste" au gouvernement

Christophe Castaner à Paris le 9 mai 2018

Christophe Castaner à Paris le 9 mai 2018 - CHRISTOPHE ARCHAMBAULT , AFP/Archives

Nicolas Hulot a déclaré mercredi dernier sur BFMTV et RMC qu'il évaluerait son action "cet été" pour "en tirer les leçons".

Le patron de La République en marche, Christophe Castaner, a souhaité ce vendredi que Nicolas Hulot "reste" au gouvernement, défendant la diversité des "personnalités" qui le composent, tout en notant que le ministre "se heurte à la difficulté" du poste.

"Exigence dans son combat"

"Je souhaite qu'il reste, bien sûr", a déclaré Christophe Castaner sur franceinfo ce jeudi soir.

"Nicolas Hulot, j'en ai parlé avec lui cette semaine, porte une exigence, une exigence dans son combat, une exigence constante, et il se heurte aussi à la difficulté d'être ministre parce que vous êtes confronté à des principes de réalité qui font que quelquefois vous avez des rapports au temps un peu plus difficiles que les "y a qu'à, faut qu'on" qu'on a pu entendre dans le débat hier dans L'Emission politique" sur France 2, a estimé Christophe Castaner.

"Le doute est le sel de l'esprit"

Le secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement a défendu la "personnalité" de Nicolas Hulot, soulignant qu'il y a "des personnalités différentes dans ce gouvernement, pas que des professionnels de la politique" mais "des femmes et des hommes qui ne sont pas issus du sérail" alors qu'on avait avant "un moule unique". "Mais je note que depuis un an les couacs ont été très rares", a-t-il fait valoir.

Nicolas Hulot a indiqué mercredi qu'il ferait le point à l'été sur sa présence au gouvernement, affirmant qu'il tirerait "les leçons" s'il sent que les "conditions ne sont pas remplies" sur la mise en place des politiques qu'il défend.

Citant une phrase du philosophe Alain ("Le doute est le sel de l'esprit"), une "maxime essentielle en politique" selon Christophe Castaner, ce dernier a dit ne pas avoir "entendu Nicolas Hulot se plaindre" mais expliquer qu'il ferait "le bilan de (son) engagement" et de "l'efficacité" de cet engagement.

M. F. avec AFP