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Carrefour s'excuse après une pub pour un poupon "fille, garçon ou ethnique"

Carrefour a présenté ses excuses après une pub pour un poupon "gille, garçon ou ethnique".

Carrefour a présenté ses excuses après une pub pour un poupon "gille, garçon ou ethnique". - PHILIPPE HUGUEN / AFP

Le géant de la grande distribution invoque une "erreur de libellé".

Chaque année avant Noël, de nombreux catalogues de jouet font polémique pour leur représentation très stéréotypée du genre: les petites filles ont trop souvent un aspirateur à la main et les garçons une caisse à outil. Deux mois avant Noël, Carrefour a dû ce mardi faire ses excuses pour avoir présenté dans son catalogue un poupon "fille, garçon ou ethnique". Le modèle "ethnique" désignant un baigneur à la peau noire.

Tollé sur Twitter

Le jouet de la marque Baby Born, repéré par une utilisatrice de Twitter et posté dimanche, a suscité de très nombreuses réactions sur le réseau social.

Les internautes se sont indignés de l'emploi du terme "ethnique" en lui-même, et du fait qu'il soit ici utilisé comme un équivalent du genre.

"Erreur de libellé"

Contacté par Franceinfo, Carrefour regrette une "erreur de libellé" et présente ses excuses. D'après l'entreprise, le terme vient "d'un de ses fournisseurs". Carrefour précise "faire le nécessaire pour corriger son catalogue en ligne" mais n'évoque pas les versions papier déjà disponibles.

Sur d'autres sites, le poupon de cette marque est présenté de la même manière, comme sur Splash Toys. 

Poupon
Poupon © Capture d'écran Splash Toys

Comme le remarque un internaute, la même catégorisation "fille, garçon et métisse" est utilisée dans le catalogue d'un autre magasin de jouets: La Grande récré.

Un terme régulièrement utilisé

Les marques ont semble-t-il du mal à apprendre des erreurs de leurs pairs, puisque le terme "ethnique" est encore utilisé par certains pour désigner des gammes de vêtements, d'accessoires ou de cosmétiques. En juillet dernier, Sephora avait été épinglé pour avoir présenté en magasin une gondole "teint ethnique".

En 2013, la marque de vêtements Mango avait sorti une gamme de bijoux "modèle esclave", avant de prétexter une erreur de traduction pour se défendre face à la polémique suscitée. Un an avant, Adidas avait annulé le lancement d'une paire de baskets avec une chaîne de cheville intégrée, sur le modèle des chaînes imposées aux esclaves noirs. 

Charlie Vandekerkhove