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Les bijoux "esclaves" de Mango seraient dus à une erreur de traduction

Sur le site de Mango, les mentions des bijoux "esclaves" ont été retirées. Ici, un collier qui était indiqué comme étant de "style esclave".

Sur le site de Mango, les mentions des bijoux "esclaves" ont été retirées. Ici, un collier qui était indiqué comme étant de "style esclave". - -

La marque de Mango parle d'erreur de traduction au sujet de bijoux "esclave" ou "style esclave" mentionnés sur son site français.

Le groupe de prêt-à-porter espagnol Mango a expliqué lundi que l'utilisation du terme "esclave" pour décrire des bijoux vendus sur son site internet français était due à une erreur de traduction.

"Collier style esclave à chaînons"

"Nous regrettons l'erreur de traduction. Les services correspondants sont prévenus et effectueront la correction immédiatement", a déclaré le groupe via son compte Twitter officiel, dans une réponse en français à un utilisateur du réseau social. En début d'après-midi, les descriptions erronées avaient été retirées du site mango.com.

@deejaydie94nous regrettons l'erreur de traduction. Les services correspondants sontprévenus et effectueront la correction immédiatement.
— MANGO (@Mango) 4 mars 2013

En espagnol, le terme "esclava" peut se traduire par "esclave", mais désigne également une gourmette, ou une chaînette. La présence sur le site Internet français du groupe de bijoux décrits comme "bracelet esclave tressé", "touch-bracelet esclave pierres" et "collier style esclave" a déclenché depuis ce week-end une vive polémique sur Internet, avec des invitations au boycott de la marque espagnole, notamment sur le réseau social Twitter.

Une pétition immédiatement lancée

Une pétition en ligne intitulée "L'esclavage n'est pas fashion !" a été lancée sur le site Change.org, à l'initiative de l'ancienne miss France Sonia Rolland, de l'actrice Aissa Maiga et de la militante associative et chroniqueuse Rokhaya Diallo.

"Ces bijoux formés de chaînes sont censés faire de l'esclavage un objet de fantaisie et de mode", s'indignent les auteurs de la pétition, adressée au service de communication et aux relations avec les clients de Mango.

"En réduisant ce crime contre l'humanité à un ornement décoratif, Mango manque gravement à l'éthique qu'une telle marque devrait porter", ajoutent-elles. La loi Taubira avait fait de l'esclavage un crime contre l'humanité en 2001.

Lundi à 14h35, la pétition comptait 3.838 signatures. La version anglaise du site parle elle de "woven bracelet", ou bracelet tissé.