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Campagne de SOS homophobie contre l'"homophobie du quotidien"

L’association SOS Homophobie lance une nouvelle campagne pour "ne plus se taire".

L’association SOS Homophobie lance une nouvelle campagne pour "ne plus se taire". - SOS Homophobie

SOS homophobie a lancé mardi une campagne "pour ne plus se taire" contre "l'homophobie du quotidien" avec une action symbolique à Paris et une vidéo partagée sur les réseaux sociaux.

SOS Homophobie appelle à "ne plus se taire". L'association a lancé ce mardi une nouvelle campagne contre l'homophobie du quotidien.

Une quinzaine de militants de SOS Homophobie, en tee-shirt rose et veste noire, sont intervenus symboliquement place de la République, à Paris, pour faire évacuer des "scènes de crimes" où "l'homophobie ordinaire" aurait frappé. 

Des "scènes d'homophobie" dans la rue

"Ici le mardi 5 août à 9h32, Claude, 67 ans, s'est fait traiter de 'vieux pédé'", était-il écrit sur une pancarte posée sur le banc d'un arrêt de bus vide, entouré d'un bandeau jaune "scène d'homophobie".

Dans le même temps, une vidéo et le hashtag #neplussetaire ont été lancés sur les réseaux sociaux pour inciter les personnes victimes d'homophobie ou de transphobie à appeler la ligne d'écoute au 01 48 06 42 41.

"La parole homophobe s'est libérée"

"L'homophobie du quotidien est hélas susceptible de toucher toute personne homosexuelle ou supposée l'être, quel que soit son âge, son lieu de résidence (...) et dans tout milieu, ouvrier ou bourgeois, privilégié ou modeste, rural ou urbain", a déclaré le président de SOS Homophobie, Yohann Roszewitch.

La campagne s'adresse notamment aux personnes jugées moins enclines à se manifester auprès de l'association: les jeunes, les seniors, les femmes et les trans.

Les actes homophobes ont fait un bond de 78% en 2013 en France par rapport à l'année précédente, selon le rapport annuel de l'association qui y voit une conséquence des débats houleux sur l'ouverture du mariage aux homosexuels. "Les chiffres rebaissent en ce moment mais sans retrouver les niveaux d'avant la loi Taubira. La parole homophobe s'est libérée", a déclaré Yohann Roszewitch.

M. P. avec AFP