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Bébés morts à Chambéry: les parents réclament "des explications et la vérité"

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Les parents des nourrissons décédés à l'hôpital de Chambéry ont réclamé mardi "des explications et la vérité". Ils regrettent aussi de n'avoir pu rencontrer un magistrat avant le transfert de leur dossier à Marseille.

"Un problème sanitaire grave a tué nos trois enfants Chloé, Théo et Milie. Cette bactérie retrouvée dans les poches parentérales transfusées aux bébés ne leur a laissé aucune chance de survie", écrivent dans un communiqué les parents de Chloé et Théo, décédés à l'hôpital de Chambéry en décembre dernier.

"Nous voulons maintenant des explications et la vérité: quelle est cette bactérie, d'où provient-elle et comment a-t-elle pu échapper à tout contrôle? Pourquoi a-t-il fallu attendre trois décès pour faire le lien avec ces poches?", demandent-ils.

Chloé, Théo et Milie sont morts les 6, 7 et 12 décembre au service de réanimation néonatale de l'hôpital de Chambéry, en Savoie. Un quatrième nourrisson, qui présentait des symptômes identiques, a pu être sauvé in extremis.

Ces bébés auraient été contaminés par des poches de nutriments, administrés par perfusion, et qui contenaient un germe, actuellement en cours d'analyse à l'institut Pasteur à Paris.

Quand le manque d'information s'ajoute à la douleur

Les parents regrettent par ailleurs de ne pas avoir été informés "directement" par un magistrat du parquet de Chambéry du transfert de leur dossier au pôle de santé publique de Marseille.

Le parquet de Chambéry, qui avait ouvert une enquête préliminaire, s'est dessaisi du dossier lundi "au regard de la technicité de l'affaire".

Le procureur de Marseille Brice Robin a immédiatement annoncé l'ouverture d'une information judiciaire. C'est la juge d'instruction Annaïck Le Goff, spécialisée dans les affaires sanitaires, qui a été saisie du dossier.

Les parents, qui ont porté plainte pour homicide involontaire contre l'hôpital, aimeraient être informés de l'avancée des investigations et rencontrer le procureur de Chambéry, indiquent-ils.

La rédaction