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"Balance ton taudis": les Marseillais dénoncent les logements insalubres

Les pompiers s'assurent de la solidité d'un immuable marseillais - Image d'illustration

Les pompiers s'assurent de la solidité d'un immuable marseillais - Image d'illustration - Gérard Julien - AFP

La mise en place d'une enquête citoyenne permet aux mal-logés de se mobiliser contre les logements insalubres.

Plusieurs jours après l'effondrement de deux immeubles qui a fait au moins sept victimes, le choc est encore fort dans le quartier de Noailles à Marseille. Si dans la semaine deux nouveaux bâtiments ont du être détruits afin de favoriser les recherches, les causes exactes du drame ne sont pas encore établies. Reste que, l'état de certaines habitations de ce quartier populaire de la cité phocéenne interpelle et les riverains souhaitent des réponses et des mesures rapides. 

Maire depuis 23 ans, le Républicain Jean-Claude Gaudin a défendu ses actions "multiples, importantes et constantes" en matière de logement et a fait appel à l'Etat "pour que la réglementation évolue pour faciliter et accélérer." De son côté, le nouveau ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a assuré que l'Etat allait dresser un état des lieux de l'habitat indigne dans la ville

"Un programme ambitieux de préservation des conditions de sécurité, avant d'envisager les aménagements nécessaires" devrait ainsi être mis en place avait-il indiqué. 

Enquête citoyenne

Sous la houlette du quotidien local La Marseillaise, une enquête citoyenne a, ce mercredi, devancé les initiatives de l'Etat. Accompagnée du hashtag #BalanceTonTaudis, dérivé de #BalanceTonPorc, elle a, en l'espace de 24h, regroupé plusieurs dizaines de témoignages ont été partagés sur Twitter. Des photographies illustrant l'état parfois déplorable de certains logements se sont également multipliées. 

"Ceux dont les négligences et les pratiques ont provoqué la mort des habitants et passants devront en répondre devant la justice. Si l'heure est au deuil, la douleur n'aveugle pas les Marseillais..." peut-on lire dans les colonnes du quotidien local. 

Et cette initiative n'est pas lancée en vain. Les témoignages seront compilés, via des formulaires, et publiés sur le site afin de lancer un débat autour de la situation du parc immobilier marseillais. 
Hugo Septier