BFMTV

Arnaque sur un site de rencontres: une sexagénaire se fait soutirer 5000 euros

L'homme a réussi à soutirer 5000 euros à sa victime avant de disparaître (image d'illustration)

L'homme a réussi à soutirer 5000 euros à sa victime avant de disparaître (image d'illustration) - Gabriel Bouys - AFP

L'escroc avait envoyé un chèque de 4000 euros à sa victime pour la tranquilliser; il s'est avéré faux.

Inscrite sur un site de rencontres, elle s'est fait soutirer 5199 euros. Parmi les centaines de tentatives d'arnaque que chaque internaute reçoit régulièrement, certaines fonctionnent toujours, notamment quand la victime cherche l'amour, comme le relate La Voix du Nord.

C'est le cas d'une sexagénaire du Pas-de-Calais. D'après le quotidien régional, cette femme s'était inscrite au début de l'année sur un site de rencontres, où elle a rapidement commencé à discuter avec un homme. 

Un faux chèque de 4000 euros

Celui-ci lui explique être en Côte d'Ivoire afin de régler une histoire d'héritage. Il lui demande alors de lui avancer de l'argent, ce qu'elle fait, avec un premier mandat de 1750 euros. L'homme lui redemande de l'argent par la suite, en échange d'un chèque de 4000 euros qu'il lui envoie.

Au total, l'internaute flouée transfère à son prétendant virtuel la somme de 4890 euros, auxquels s'ajoutent 309 euros de frais. Or, sa banque l'informe après coup que le chèque est un faux. Dans le même temps, l'homme arrête de répondre à ses messages.

L'enquête classée

D'après les informations de La Voix du Nord, la sexagénaire est allée porter plainte à la gendarmerie, qui a ouvert une enquête. Mais sans possibilité d'identifier réellement l'auteur de l'arnaque, l'affaire a été close.

Les systèmes d'arnaque sur Internet sont tellement nombreux que des ingénieurs néo-zélandais ont inventé Re:Scam, un logiciel pour se venger des escrocs du net. Il permet de mener en bateau l'arnaqueur en entrant dans son jeu, et de lui faire perdre le plus de temps possible en monopolisant son attention. Cela l'empêcherait, dans le même temps, de s'attaquer à d'autres personnes, plus vulnérables.

Sa. V