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Après le drame de la rue d'Aubagne, les Marseillais veulent construire une force politique

Les débris des immeubles effondrés rue d'Aubagne, à Marseille.

Les débris des immeubles effondrés rue d'Aubagne, à Marseille. - AFP

Un quarantaine de collectifs d'habitants de la cité phocéenne se sont rassemblés mardi soir afin d'unifier les colères et de créer une force politique commune.

Presque trois mois après l'effondrement de plusieurs immeubles dans le centre-ville de Marseille, les habitants de la rue d'Aubagne s'apprêtent à se rassembler en force politique, d'après des informations de 20 Minutes.

"La politique du pourrissement"

Mardi soir, plusieurs collectifs de quartiers de la cité phocéenne étaient réunis autour d'une même table. L'objectif: unifier les colères pour créer une force politique commune. Autour des rescapés de la rue d'Aubagne se trouvaient près de 40 collectifs, dont celui des habitants du quartier de La Plaine (qui militent contre la réhabilitation de la place) et celui des parents d'élèves dénonçant l'état des établissements scolaires.

À l'issue de ce rassemblement, un manifeste a été rédigé dans lequel les signataires exigent la fin de "la politique du pourrissement", en citant pêle-mêle:

"Les taudis, les écoles délabrées, les équipements et services inexistants, les transports publics indignes de la deuxième ville de France, les cités des quartiers Nord laissées à la dérive."

Succéder à Jean-Claude Gaudin?

Si le collectif n'a pas clairement affiché d'ambition électorale, les élections municipales, qui auront lieu dans 18 mois et auxquelles l'actuel maire Jean-Claude Gaudin ne se représentera pas, sont dans tous les esprits. Au rassemblement étaient d'ailleurs présents Michèle Rubirola, conseillère EELV de Marseille, mais aussi des militants de La France insoumise.

En parallèle de cette réunion, plusieurs personnalités, dont le rappeur Soprano, la lauréate du Renaudot Valérie Manteau ou le cofondateur de MSF Xavier Emmanuelli, ont appelé mardi dans Le Monde à la mise en oeuvre d'un "plan extraordinaire contre le mal-logement" à Marseille, dénonçant la "gestion lamentable" de la crise après l'effondrement de novembre.

Esther Paolini avec AFP