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Après Cannes, une autre commune des Alpes-Maritimes interdit le burkini

La plage de Nice, dans les Alpes-Maritimes, en juillet 2011 (photo d'illustration).

La plage de Nice, dans les Alpes-Maritimes, en juillet 2011 (photo d'illustration). - Sébastien Nogier - AFP

Suivant l'exemple de Cannes, la commune de Villeneuve-Loubet, dans les Alpes-Maritimes, a interdit par arrêté municipal la baignade en burkini. Une décision actée le 5 août et prise par Lionnel Luca, le maire Les Républicains de la ville.

Quelques jours après l'interdiction du burkini sur les plages de Cannes, le 28 juillet, une autre ville des Alpes-Maritimes a pris la même décision. A Villeneuve-Loubet, un arrêté municipal similaire à celui de Cannes a été pris le 5 août par le maire Les Républicains, Lionnel Luca. Il précise que durant la période estivale (jusqu'au 31 août), le port du burkini, un maillot couvrant tout le corps, est proscrit pour la baignade.

L'arrêté stipule que "toute personne ne disposant pas d'une tenue correcte, respectueuse des bonnes moeurs et du principe de laïcité, et respectant les règles d'hygiène et de sécurité adaptées au domaine public maritime" se verra interdire la baignade. "Le port de vêtements, pendant la baignade, ayant une connotation contraire aux principes mentionnés ci-avant est strictement interdit sur les plages de la commune", est-il aussi écrit. 

"Mal venu compte tenu du contexte"

"On m'a signalé sur l'une de nos plages un couple dont l'épouse se baignait habillée et j'ai considéré que cela n'avait pas lieu d'être pour des raisons d'hygiène et que cela était mal venu compte tenu du contexte général", a expliqué l'édile pour justifier sa décision et réfuter les accusations de discrimination. 

"La République, ce n'est pas venir à la plage habillé en affichant ses convictions religieuses, d'autant que ce sont de fausses convictions car la religion ne demande rien" en la matière, a estimé le maire, accusant les adeptes du burkini de s'isoler "dans un ghetto".

Après la décision du maire de Cannes, David Linard, également LR, plusieurs associations ont fait savoir qu'elles voulaient l'attaquer en justice. Le Collectif contre l'islamophobie en France a aussi engagé une procédure pour faire annuler l'arrêté. Parmi les personnes qui se sont jointes à cette procédure, une dizaine de jeunes filles de Cannes. "(Elles) nous ont contactés spontanément car elles ne peuvent pas se baigner", indique Feiza Ben Mohamed, porte-parole de la Fédération des musulmans du Sud.

C.V. avec AFP