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Air France: les pilotes lèvent la grève, retour à la normale du trafic dès mardi

Air France: le syndicat de pilotes majoritaire (SNPL) a annoncé la fin de la grève.

Air France: le syndicat de pilotes majoritaire (SNPL) a annoncé la fin de la grève. - Kenzo Tribouillard - AFP

Le SNPL a annoncé dimanche qu'il levait son mouvement de grève, entamé il y a quatorze jours, malgré l'échec de nouvelles discussions dans la nuit.

C'était une annonce très attendue. Le bras de fer entre les pilotes et la direction d'Air France touche à sa fin. Après 14 jours de grève record, le SNPL, le principal syndicat de pilotes d'Air France, a annoncé dimanche à la mi-journée qu'ils avaient décidé de l'arrêter. Le mouvement n'aura pas permis de trouver un terrain d'entente avec la direction autour de la filiale low cost Transavia et aura coûté très cher à la compagnie.

Retour à la normale mardi

Air France prévoit un retour à la normale "progressivement" à partir de mardi. "Les vols d'ores et déjà annulés dimanche 28 et lundi 29 septembre resteront annulés. Le retour à la normale s'effectuera progressivement à partir du mardi 30 septembre en raison de contraintes opérationnelles et règlementaires", indique la compagnie aérienne dans un communiqué.

"Les conditions du dialogue social ne sont aujourd'hui pas réunies, nous avons décidé de prendre nos responsabilités en levant le mouvement de grève", a affirmé à l'AFP le porte-parole du syndicat national des pilotes de ligne (SNPL, majoritaire), Guillaume Schmid, disant vouloir "poursuivre les discussions dans un cadre plus serein".

Ils craignent de voir fondre les avantages 

Une nouvelle réunion débutée samedi soir entre la direction et les pilotes, qui s'est achevée dans la nuit à 4 heures du matin a "abouti à un texte qui ne nous convient pas", a-t-il précisé.

Les pilotes étaient en grève depuis deux semaines pour obtenir un contrat unique pour les pilotes d'Air France et de Transavia, la filiale low cost du groupe, devenue un enjeu stratégique.

"On avait fait des concessions sur les conditions de travail mais ce qu'on voulait c'était que tout le monde conserve un contrat Air France car on voulait pouvoir maîtriser un même groupe de pilotes", a dit Guillaume Schmid. Sans contrat unique, les pilotes craignent de voir fondre les avantages du statut Air France au profit du statut Transavia, moins généreux.

E. M. avec AFP