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Agression à Reims: "Aucun élément à caractère religieux ou moral "

Après l'agression d'une jeune fille, passée à tabac mercredi dans un parc de la ville de Reims, cinq personnes ont été déférées dont deux mineures, a affirmé la police dimanche.

Cinq jeunes filles, dont deux mineures, ont été déférées au parquet de Reims après avoir violemment pris à partie et molesté une jeune femme qui bronzait en maillot de bain, mercredi, dans un parc de la ville, a-t-on appris dimanche de source policière.

"C'est une altercation entre jeunes filles qui dégénère après qu'une des auteures de l'agression a dit (à des personnes qui prenaient le soleil en maillot de bain, ndlr): 'Allez vous rhabiller, ce n'est pas l'été'", a expliqué à l'AFP la commissaire de permanence, Julie Galisson.

"Elle ne s'est pas laissée faire et cela a dégénéré"

"Une des femmes ainsi interpellée ne s'est pas laissée faire et cela a dégénéré en violences", a-t-elle précisé. "Aussi bien dans les déclarations de la victime que des mises en cause, aucun élément à caractère religieux ou moral n'est évoqué pour expliquer l'agression", a souligné la commissaire, alors que l'information a enflammé les réseaux sociaux durant le week-end, suscitant diverses interprétations.

Âgée d'une vingtaine d'années, la victime, qui avait été conduite au CHU de Reims après l'intervention des secours alertés par des témoins, souffre de blessures nécessitant quatre jours d'incapacité totale de travail (ITT).

Une manifestation "de la bêtise humaine"

Rapidement identifiées et interpellées par la police, les cinq personnes à l'origine de l'agression, trois jeunes femmes de 18 à 24 ans et deux mineures de 16 et 17 ans, ont été déférées au parquet en fin de semaine. L'auteure principale, âgée de 17 ans, a été présentée à un juge des enfants, qui l'a placée sous le statut de témoin assisté, mais cette décision a été contestée par le parquet qui a fait appel, a-t-on précisé au commissariat de Reims.

Les trois majeures sont convoquées devant le tribunal correctionnel de Reims le 24 septembre. Arnaud Robinet, maire UMP de Reims, a condamné l'agression en évoquant une manifestation de "la bêtise humaine". Il a invité dans un communiqué la communauté rémoise à garder son calme en laissant "la police et la justice faire leur travail". "Il est également intolérable de stigmatiser une communauté ou une autre pour un acte commis par quelques-uns et sans connaître le fond de cette affaire", a ajouté M. Robinet.

la rédaction avec AFP