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Affaire Vincent Lambert: la demande de récusation des experts rejetée

Devant l'hôpital Sebastopol de Reims où est hospitalisé Vincent Lambert -

Devant l'hôpital Sebastopol de Reims où est hospitalisé Vincent Lambert - - FRANCOIS NASCIMBENI / AFP Archives

Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a jugé ce mercredi que les experts désignés pour dresser "le tableau clinique" de Vincent Lambert ont agi en toute impartialité.

Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté ce mercredi la demande de récusation des experts désignés pour dresser le "tableau clinique" de Vincent Lambert, un recours déposé par une partie de la famille de ce patient en état végétatif.

Aucun doute sur "l'impartialité des experts"

"Le tribunal a estimé qu'aucun des motifs avancés n’était de nature à jeter un doute sur l'impartialité des experts", a déclaré le tribunal administratif dans un communiqué.

Il a suivi l'avis du rapporteur public, qui concluait mardi que les arguments invoqués par les requérants ne paraissaient pas "sérieux" et "fondés".

Les demandes autour du remplacement de ces trois médecins, constituant ce groupe d'experts et désignés par ce même tribunal le 2 mai, ainsi que celles sur leur "mission d'expertise" ont été jugées "irrecevables" dans cette procédure, a ajouté le tribunal.

"Jouer la montre et discréditer les médecins"

Les parents et une partie de la famille de Vincent Lambert, opposés à l'arrêt des soins de ce père de famille de 41 ans, hospitalisé dans un état végétatif au CHU de Reims depuis 2008, avaient saisi le tribunal administratif pour contester la décision de l'hôpital du 9 avril de lancer une quatrième procédure d'arrêt des traitements.

Dans son ordonnance du 20 avril, le tribunal avait exigé qu'un "tableau clinique" du patient soit réalisé avant de se prononcer sur la validité de l'arrêt des traitements. Mais la demande de récusation des experts avait conduit à l'annulation de l'expertise prévue le 26 mai.

"Il s'agit là de jouer la montre et de discréditer" ces médecins, avait appuyé Me Steven Calot, conseil de François Lambert, neveu de Vincent, favorable à l'arrêt des traitements, à l'instar d'autres proches du patient dont son épouse et tutrice légale, Rachel Lambert.

En l'état, cette expertise serait "une mascarade" car "il faut regarder l'évolution réelle de Vincent et pas son état à un instant T en deux heures", avait déclaré Me Jérôme Triomphe, l'avocat des parents du patient, qui considèrent que leur fils est handicapé mais pas en fin de vie.

M. F. avec AFP