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64 migrants dont des enfants secourus en mer au large de Dunkerque et de Boulogne-sur-Mer

Des migrants tentent de franchir la Manche pour rejoindre l'Angleterre, en août 2020 (illustration)

Des migrants tentent de franchir la Manche pour rejoindre l'Angleterre, en août 2020 (illustration) - Sameer Al-DOUMY / AFP

Un premier groupe de 45 migrants a été secouru samedi, tandis que 19 autres personnes ont été rapatriées à Boulogne-sur-mer ce dimanche.

Quarante-cinq migrants, "dont une femme enceinte et des enfants", ont été secourus en mer samedi alors qu'ils se trouvaient "en difficulté" au large de Leffrinckoucke, près de Dunkerque dans le Nord, à bord d'une embarcation de fortune, a annoncé la préfecture maritime.

Approchés par les sauveteurs de la SNSM de Dunkerque, ils ont finalement été récupérés par le patrouilleur des affaires maritimes Thémis, selon un communiqué de la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord. Déposés à Calais, ils ont été pris en charge par les pompiers et la police aux frontières vers 18h40, "tous sains et saufs".

Un autre groupe de 19 migrants, signalé dans la nuit au large du Pas-de-Calais, a lui été localisé à 5h20 à 18 km au sud de Boulogne-sur-mer. Au moins deux enfants se trouvaient à bord, et "semblaient en état d'hypothermie", a précisé la préfecture maritime dans un deuxième communiqué ce dimanche. Ces personnes ont été secourues par un patrouilleur de la douane française et déposées à Boulogne-sur-mer, puis confiées à la police à 08h54.

Des traversées meutrières

Les sauveteurs en mer redoutaient de nombreuses traversées illégales ce week-end en raison d'une météo particulièrement calme, selon une source proche des secours. Mais si les falaises de Douvres semblent tout proches des côtes du Pas-de-Calais par temps clair, la Manche peut se révéler très dangereuse pour les embarcations précaires des migrants, avec un trafic soutenu et des vents et des courants puissants.

Fin octobre, un naufrage a fait quatre morts et trois disparus, décimant une famille kurde iranienne, pire drame migratoire à ce jour dans la Manche, où les tentatives de traversée par bateau se multiplient depuis 2018.

Samedi, un nouvel accord a été signé entre Paris et Londres pour mettre un terme à l'immigration clandestine par la mer. Il prévoit notamment le doublement des patrouilles françaises à partir du 1er décembre, qui seront appuyées de drones et de radars permettant de repérer ceux qui tentent la traversée.

Mélanie Rostagnat avec AFP Journaliste BFMTV