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2 ans après le 13-Novembre, ces rescapés et familles de victimes se sentent abandonnés

Plusieurs rescapés et familles de victimes, qui se sentent abandonnés par les autorités, ont décidé de ne pas participer aux commémorations du 13-Novembre qui se dérouleront lundi à Paris.

"Ils nous ont laissé tomber." C'est par ces mots qu'Elisabeth Boissinot, maman de Chloé, morte à la terrasse du Carillon, justifie son choix de décliner l'invitation d'Anne Hidalgo de participer à la cérémonie d'hommages aux victimes du 13-Novembre qui se tiendra ce lundi. Selon elle, l'action des officiels à l'égard des familles des victimes est inexistante.

"Ils vont se mettre en avant mais nous ça ne va rien nous apporter", déplore-t-elle. "Ce n'est pas parce qu'ils vont s'arrêter dix minutes devant la plaque de Chloé que je vais aller mieux. Moi ce que je veux ce sont des faits concrets. Qu'ils avancent, qu’ils reconnaissent leurs torts, qu’ils reconnaissent qu’il y a des choses qu’ils ne savent pas faire, ou qu’ils n'ont pas faites".

"Ce n'est même plus de l'abandon"

Comme Elisabeth Boissinot, plusieurs familles de victimes et rescapés du 13-Novembre contactés par BFMTV envisagent de ne pas se rendre aux commémorations. Parmi eux, le fils de Manuel Dias, unique victime du Stade de France, ou encore Sophie, rescapée du Bataclan, s'indignent de la suppression du secrétariat d'Etat de l'Aide aux victimes par Emmanuel Macron. Depuis le mois de mai, l'aide aux victimes est rattachée au ministère de la Justice.

"Personne ne nous appelle pour nous demander si ça va, si on a besoin d’aide, de voir un kiné, ou d’être suivi psychologiquement", regrette Sophie. "A l'heure actuelle il n’y a rien. Ce n’est même plus de l’abandon. On a l’impression qu’ils s’en foutent (sic) de nous".

Céline Penicaud avec Mélanie Vecchio, Juan Palencia et Audrey Alos