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Une centaine de militants de Greenpeace dans la centrale de Beznau

Les militants de Greenpeace ont pénétré dans la centrale suisse de Beznau, le 5 mars 2014.

Les militants de Greenpeace ont pénétré dans la centrale suisse de Beznau, le 5 mars 2014. - -

Trois ans après la catastrophe de Fukushima, les activistes de l'association estiment que cette centrale nucléaire suisse, en activité depuis 45 ans, n'est plus sûre.

"The end", voilà ce qu'ils réclament. Une centaine de militants de Greenpeace ont pénétré dans la centrale nucléaire de Beznau, en Suisse, pour exiger la mise à l'arrêt immédiate de ce site jugé trop vétuste, a annoncé mercredi l'association dans un communiqué.

Originaires de Suisse et de différents pays européens, dont l'Allemagne, l'Autriche et la France, les militants ont suspendu sur le site plusieurs banderoles, barrées du slogan "The End".

Cette action non violente a pour but d'éviter que, trois ans après la catastrophe de Fukushima, la Suisse ne soit touchée par un drame similaire, a affirmé Greenpeace.

"Tout est calme", dans la centrale de Beznau

La situation est sous contrôle, a indiqué un porte-parole de la police joint par l'AFP. "Pour le moment, tout est calme sur place", a-t-il précisé. Basé en Argovie, entre Bâle et Zurich, la centrale, qui compte 45 années d'activité, est considérée par l'association comme bien trop âgée pour être sûre.

"En découlent plusieurs défauts de sécurité inadmissibles susceptibles de mettre en danger la population suisse ainsi que nos voisins européens", a estimé Greenpeace. L'association exige la mise à l'arrêt immédiate de la centrale de Beznau, mais aussi de celle de Mühleberg, située dans le canton de Berne.

"Trois des plus vieux réacteurs nucléaires de la planète se trouvent sur le territoire suisse", a déclaré Florian Kasser, chargé de campagne nucléaire pour Greenpeace Suisse, cité dans le communiqué. "Avec des installations aussi vétustes, le risque d'accident augmente avec chaque jour qui passe", relève l'association.

M.G. avec AFP