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OGM : l’étude Séralini désavouée par six académies scientifiques

Publiée en septembre, l'étude de Gilles-Eric Séralini "ne permet aucune conclusion fiable", estiment six académies scientifiques.

Publiée en septembre, l'étude de Gilles-Eric Séralini "ne permet aucune conclusion fiable", estiment six académies scientifiques. - -

L’étude menée par le scientifique Gilles-Eric Séralini sur la toxicité des OGM est remise en cause par six académies scientifiques, qui relèvent "de nombreuses insuffisances".

Après le choc des résultats de l’étude menée par Gilles-Eric Séralini sur la toxicité des OGM, six académies scientifiques réagissent. Dans un avis non signé, elles estiment que l’étude "ne permet aucune conclusion fiable", en raison de "nombreuses insuffisances".

"Il est rare, en France, qu'un non-événement scientifique de cette nature suscite de telles passions jusqu'à mobiliser aussi rapidement les membres du Parlement", écrivent les Académies nationales d'Agriculture, de Médecine, de Pharmacie, des Sciences, des Technologies et Vétérinaire. Ces dernières reconnaissent toutefois ne pas avoir organisé une "expertise approfondie" de l’article en question.

L’étude, dont les résultats ont été publiés en septembre, était menée sur des rats, sur une durée inhabituelle de deux ans. Selon ces travaux, la consommation du maïs transgénique NK603 et d'un herbicide contenant du glyphosate (RoundUp) de Monsanto par des rats est associée à un risque accru de tumeurs.

Une méthodologie critiquée

"Les six académies estiment qu'en raison de nombreuses insuffisances de méthodologie et d'interprétation", les travaux pilotés par Gilles-Eric Séralini "ne peuvent remettre en cause les études ayant précédemment conclu à l'innocuité sanitaire du maïs NK603".

Elles critiquent notamment la méthodologie statistique employée pour évaluer la fréquence de survenue de tumeurs chez les rats. Enfin, elles jugent que le choix des animaux utilisés, qui seraient naturellement sujets à des tumeurs, "est sujet à caution".