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L’identité de Banksy découverte grâce aux méthodes de la police scientifique

Calais, le 12 décembre 2015 : Le tableau "Le radeau de La Méduse" réinterprété par l’artiste britannique Banksy.

Calais, le 12 décembre 2015 : Le tableau "Le radeau de La Méduse" réinterprété par l’artiste britannique Banksy. - PHILIPPE HUGUEN / AFP

La véritable identité du célèbre artiste urbain Banksy demeure un mystère. Néanmoins, des rumeurs circulent. Un groupe de chercheurs de l’Université Queen Mary à Londres affirme avoir découvert l’identité du graffeur grâce à des méthodes employées par la police scientifique.

C’est une histoire digne de Sherlock Holmes. Dans l’espoir de découvrir la véritable identité de Banksy – cet artiste dont les créations s’arrachent à prix d’or –, des chercheurs de l’Université Queen Mary à Londres ont eu une idée originale : employer les mêmes techniques que celles utilisées par la police scientifique dans les affaires de tueurs en série.

Le fruit de leur recherche a été publié dans le journal scientifique Journal of Spacial Science cette semaine. D’après les résultats de leur étude, l’artiste mystérieux ne serait autre que Robin Gunningham, un Britannique originaire de Bristol. Cette piste avait également été retenue par le journal Mail on Sunday en 2008.

D’après la chaîne britannique BBC, les avocats de l’artiste avaient initialement retardé la publication des recherches ; la semaine dernière, ces derniers avaient exprimé des réserves par rapport au communiqué de presse qui devait accompagner l’étude.

Des méthodes de recherche criminologiques 

Les scientifiques ont d’abord répertorié les emplacements des œuvres authentiques et confirmées de Banksy. Lors de l’analyse de ces différents points géographiques, ils ont appliqué un modèle basé sur le processus de Dirichlet, souvent utilisé en criminologie.

"Notre analyse met en évidence certains endroits associés à un candidat (comme, par exemple, son domicile). Cela nous permet ensuite de renforcer l’hypothèse selon laquelle cet individu serait Banksy", ont-ils écrit dans leur papier.

Pourquoi faire une telle étude sur Banksy ?

Interviewé par BBC, le biologiste Steve Le Comber a expliqué qu’il voulait non seulement démontrer l’intérêt d’une telle méthode mais aussi déterminer si le profilage géographique pouvait marcher dans ce type de cas. "Au départ, je pensais que nous allions prendre une dizaine de candidats probables et les évaluer un à un, sans les nommer, a-t-il indiqué. Mais nous avons rapidement remarqué qu’il n’y avait qu’un seul suspect sérieux, et tout le monde le connaît. Si vous entrez ‘Banksy’ et ‘Gunningham’, vous avez environ 43.500 résultats."

L’équipe de chercheurs espère que cette étude permettra aux autorités d’analyser "les actes terroristes mineurs" pour pouvoir mieux traquer les individus qui en sont à l’origine, avant que des actes plus graves ne se produisent. A quand la série Les Experts: Graffiti ?

Priscilla Peyrot