BFMTV

Vincent Lambert: pas d'arrêt des soins, son médecin demande sa mise sous protection

Photo de Vincent Lambert en 2015, prise par sa famille.

Photo de Vincent Lambert en 2015, prise par sa famille. - Famille Lambert - AFP ; montage BFMTV

Les médecins du CHU de Reims se réunissaient ce jeudi pour statuer sur l'arrêt des soins de Vincent Lambert, et ont annoncé poursuivre les traitements prodigués au tétraplégique et se référer au ministère de la Santé.

Les médecins ont tranché. Il n'y aura pas de décision du CHU de Reims sur la poursuite des traitements prodigués à Vincent Lambert. Le conseil des médecins réuni autour de ce cas s'en remettra au ministère de la Santé. Une annonce qui prend à revers les pronostics annonçant un arrêt de l'"obstination déraisonnable" des soins. 

Alors que beaucoup voyaient se profiler la décision contraire et que la famille se déchirait sur le sort de ce tétraplégique, la médecin chargée de son suivi annonce poursuivre les soins et demande une protection pour son patient. "Le médecin du CHU demande une protection globale auprès du procureur de la république, donc maintenant attendons" déclarait ainsi Viviane Lambert à sa sortie de l'hôpital.

La famille se déchire depuis 2008

Pour Rachel Lambert, considérée par les médecins comme le référent légitime de son mari, Vincent était opposé à tout acharnement thérapeutique et n'aurait jamais voulu être maintenu artificiellement en vie. Des propos corroborés par des camarades de promotion du patient, ancien infirmier psychiatrique, qui ont recueilli quelque 13 témoignages en ce sens, qu'ils ont remis au CHU de Reims fin juin.

Déterminés à s'opposer par tous les moyens à la décision des médecins, les parents de Vincent, proches des milieux catholiques intégristes, devraient à nouveau saisir le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne en référé-liberté pour s'opposer à l'éventuel arrêt des soins et poursuivre leur marathon judiciaire débuté au printemps 2013.

Mardi, les évêques de Rhône-Alpes s'étaient opposés dans une déclaration commune publiée sur le site internet du diocèse de Lyon à cette décision médicale qui "risque de provoquer délibérément sa mort". Par ailleurs, un groupe de soutien aux parents qui avait diffusé en juin dernier une vidéo censée démontrer que Vincent Lambert réagissait à des stimulations de son entourage, a appelé à un rassemblement jeudi à proximité de l'hôpital de Reims.

Q.D.