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Santé

Une quarantaine de bistrots bretons refusent le contrôle des pass sanitaires

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Photo d'illustration - NICOLAS TUCAT / AFP

Mardi, un collectif de restaurateurs et bistrotiers bretons se sont uni autour d'un communiqué publié sur Facebook pour dire leur opposition à l'application du pass saniatire entre leurs murs.

Une quarantaine de cafetiers et restaurateurs bretons ont annoncé leur opposition au pass sanitaire, obligatoire à partir du 9 août, expliquant refuser "de jouer le rôle de police sanitaire" dans leur établissement.

"Nous sommes des lieux ouverts à toutes et tous sans distinction (...). L'accueil sans condition, l'entraide et l'échange sont des notions fondamentales, inscrites dans notre socle de valeurs", ont-ils annoncé dans un communiqué publié mardi sur leur page Facebook. "Nous refusons de jouer le rôle de police sanitaire et ainsi de contrôler, de trier et de séparer les usagers de nos lieux", ont-ils ajouté.

Les signataires estiment que ce pass sanitaire pourrait les contraindre à "refuser de servir un verre ou permettre d'assister à une animation à des personnes que nous côtoyons depuis des années". En outre, ils estiment prendre cette décision "au nom de la défense de la liberté individuelle d'aller et venir dans des lieux publics", estimant qu'avec la mise en oeuvre du pass sanitaire une "ligne rouge a été franchie".

44 restaurateurs et bistrotiers et 38 communes

Implantés dans 38 communes bretonnes (Brest, Concarneau, Saint-Brieuc, Lorient, Lannion...), les 44 restaurateurs et bistrotiers signataires se disent "pleinement conscients du contexte sanitaire" et ne souhaitent pas remettre "en débat la pertinence du vaccin".

Face à la flambée de l'épidémie de Covid-19, qui a fait plus de 112.000 morts en France, le pass sanitaire - test Covid négatif récent, attestation de vaccination ou certificat de rétablissement - est entré en vigueur le 21 juillet dans les "lieux de loisirs et de culture" rassemblant plus de 50 personnes.

Il doit être étendu dès le 9 août aux cafés, restaurants, trains grandes lignes et vols intérieurs, ainsi qu'aux patients non urgents et visiteurs dans les établissements de santé et maisons de retraite. Sous réserve de la décision attendue jeudi du Conseil constitutionnel, saisi par le Premier ministre mais aussi les oppositions.

R.V. avec AFP