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Tarbes: la police intervient pour mettre fin à une soirée organisée par des internes en médecine

Le centre hospitalier de Bigorre à Tarbes dans les Hautes-Pyrénées

Le centre hospitalier de Bigorre à Tarbes dans les Hautes-Pyrénées - Google Maps

La direction de l'hôpital où se trouve la résidence des internes a déploré "une attitude complètement irresponsable".

Les recommandations sanitaires s'appliquent à tous, et sans exception. Une patrouille de police est intervenue dans la nuit de mercredi à jeudi pour mettre fin à une fête clandestine organisée par une vingtaine d'internes en médecine à Tarbes, rapporte La Dépêche du Midi.

Selon le journal, la soirée s'est déroulée dans la résidence des internes située au centre hospitalier de Bigorre. Lors de leur intervention, les policiers constatent qu'aucun geste barrière n'est respecté par les participants. Ces derniers assurent alors avoir obtenu l'accord de la direction de l'hôpital, ce qu'a démenti jeudi Christophe Bouriat, le directeur de l'établissement.

"J'ai convoqué les internes et en particulier leur président pour leur faire part de mon très vif mécontentement, de ma colère face à une attitude qui est complètement irresponsable", a-t-il répondu à France Bleu Béarn Bigorre tout en affirmant que les internes "ont reconnu les faits".

"On se doit d'être exemplaire dans un hôpital"

Selon Christophe Bouriat, "ils ont été pris par la fougue de leur jeune âge". Une erreur de jeunesse qui ne justifie pas un relâchement au regard de la deuxième vague qui frappe tout le territoire. "Ce sont des futurs professionnels médicaux, ils soignent", rappelle-t-il.

"Je pense qu'ils ont compris. Ils sont très affectés en ce moment et réalisent maintenant la gravité de leur acte, parce qu'on se doit d'être exemplaire quand on est dans un hôpital, surtout un hôpital lourdement touché par les patients Covid", constate le directeur de l'établissement de santé.

179 personnes sont actuellement prises en charge dans les hôpitaux des Hautes-Pyrénées dont une quinzaine en réanimation, selon le dernier bilan quotidien de Santé publique France.

Hugues Garnier Journaliste BFMTV