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Sommeil, moral, vitamine D: les bienfaits du soleil (avec modération) sur la santé

Le soleil est enfin de retour pour toute la semaine avec des températures parfois estivales. Ce beau temps va permettre de faire le plein de vitamine D, de mélatonine et de sérotonine, synonymes d'effets positifs sur la santé.

Fini la grisaille. Après un long hiver sans lumière et un début de printemps plutôt gris, le soleil est enfin de retour. Il fait et fera beau toute la semaine avec des températures particulièrement douces, voire estivales jusqu'au week-end. Un beau temps synonyme de nombreux bienfaits pour la santé, à condition de faire usage du soleil avec modération.

La vitamine D

Si on la trouve dans certains aliments, comme l'huile de foie de morue ou certains poissons gras, c'est le soleil qui permet au corps humain de métaboliser la vitamine D. Plus précisément, c'est la peau qui la synthétise sous l'effet des UVB. La vitamine D est essentielle pour fixer le calcium et le phosphore, indispensables à la bonne santé des os. Elle prévient l'ostéoporose chez les personnes âgées, favorise la croissance des plus jeunes mais aussi renforce le système immunitaire.

Souvent, ceux qui vivent dans les pays nordiques peu ensoleillés et les personnes qui ne sortent pas assez à la lumière extérieure en sont carencés. Comme le précise le magazine Sciences et avenir, quinze à trente minutes d'exposition quotidienne suffisent. Ce qui a été difficile cet hiver, alors que la France a battu des records de longévité du nombre de journées sans soleil.

Un meilleur sommeil

  • En plus de permettre la synthétisation de la vitamine D, l'exposition à la lumière du jour dès le matin contribue à réguler son horloge biologique. Le soleil du début de journée favorise ainsi la sécrétion d'une hormone en soirée, la mélatonine, qui facilite l'endormissement. Mais attention à ne pas trop s'exposer à la lumière en fin de journée, cela retarderait la production de mélatonine, et donc l'ensommeillement.

Booster son moral

Le lien entre manque de lumière et déprime saisonnière, voire dépression, est connu. C'est en effet la lumière qui stimule la production de sérotonine, que l'on appelle souvent "l'hormone du bonheur". Ce neurotransmetteur intervient dans la régulation de l'humeur, du sommeil et de l'appétit. Ce qui explique que des taux bas de sérotonine ont été observés chez des personnes agressives ou déprimées.

Des bienfaits contre des pathologies graves

L'exposition au soleil ne serait pas uniquement bonne pour le sommeil et le moral. Selon Jean-François Doré, cancérologue et président de l'association Sécurité solaire, la lumière naturelle pourrait avoir des effets positifs sur des pathologies plus graves, comme certains cancers. "Les études observent une diminution du risque, mais sans pour autant déterminer si ce bénéfice est dû à la vitamine D ou à d'autres facteurs liés à l'exposition solaire tels l'inflammation ou l'immunosuppression", expliquait-il au Figaro.

Une étude britannique publiée dans The Journal of investigative dermatology assurait quant à elle qu'une exposition d'une demi-heure par jour aux rayons du soleil pourrait contribuer à réduire les maladies cardiovasculaires en faisant baisser la pression artérielle.

Attention aux coups de soleil

Souvent, l'enthousiasme des premiers soleils fait perdre la mesure. Attention donc à ne pas trop s'exposer, le risque serait de prendre un ou des coups de soleil et d'abîmer vos yeux sans lunettes teintées. C'est tout à fait possible dès le printemps. Car oui, il n'y a pas que le soleil estival dont il faut se méfier. Et qui dit coup de soleil dit brûlure de la peau au premier ou au second degré provoquée par une surexposition aux UVB et UVA.

Si cela n'a pas de conséquence à court terme, à part un inconfort passager, à long terme et répétés, les coups de soleil peuvent provoquer des dégâts bien plus graves. Ne pas se protéger, même au printemps, peut entraîner un vieillissement de la peau prématuré et le risque de développer un mélanome. Attention également aux enfants, dont l'épiderme est plus fragile.

Céline Hussonnois-Alaya