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Selon l'Agence du médicament, "aucun effet indésirable" sérieux lié au vaccin rapporté en France

Antoine Pariente, directeur du centre régional de pharmacovigilance de Bordeaux, et l'un des deux rapporteurs nommés par l’Agence de sécurité du médicament pour surveiller les effets du vaccin, est intervenu ce lundi sur notre antenne.

Depuis le déclenchement de la campagne de vaccination contre le Covid-19 en France le 27 décembre dernier, 500 personnes environ ont été vaccinées en France. Certes, c'est peu. Mais le contingent est suffisant pour y regarder de plus près et tirer de premières conclusions.

Ce lundi matin, Antoine Pariente, directeur du centre régional de pharmacovigilance de Bordeaux et l'un des deux rapporteurs missionnés par l'Agence de sécurité du médicament pour surveiller les effets du vaccin Pfizer / BioNTech, a fait le point sur l'état de santé des individus ayant reçu cette inoculation.

Quelques effets "assez classiques"

"Pour l’instant, aucun effet indésirable n’a été rapporté au système de pharmacovigilance français", a-t-il soutenu avant de nuancer: "Les effets indésirables dont on a eu connaissance ou dont on a pu discuter avec les structures concernaient des douleurs au point d’injection, des petites céphalées." "Des effets assez classiques avec les vaccins, pas spécifiques à celui-ci en particulier, et pas d’effet indésirable grave en particulier", a-t-il noté.

Au Royaume-Uni et aux États-Unis, quelques cas de réactions négatives au vaccin ont été enregistrés. D'après le scientifique, on n'a encore rien relevé de tel en France:

"Pour l'instant, il n'y a eu aucune notification de ce type en France. Mais le nombre de personnes vaccinées est encore faible. Sur les notifications faites au Royaume-Uni concernant des événements d’allergies, de premiers cas étaient survenus chez des personnes avec des antécédents connus. Depuis, et en particulier aux États-Unis, d’autres cas ont été identifiés avec des effets allergiques y compris chez des personnes n’ayant pas d’antécédent connu."

"On n'en est qu'au tout début de la campagne vaccinale"

Reste à présent à accroître le panel afin de se faire une idée plus claire des effets du vaccin Pfizer / BioNTech.

"Il en faut beaucoup plus mais là l'avantage c'est qu’on part déjà avec les connaissances des essais cliniques qui sont des essais larges, on a déjà des données sur un certain nombre de patients, on a des données internationales qui nous donnent des informations. Mais évidemment, on n’en est qu’au tout début de la campagne vaccinale", a averti Antoine Pariente.

Robin Verner
Robin Verner Journaliste BFMTV