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Seine-Saint-Denis: un centre de dépistage mobile, gratuit et sans-rendez-vous, à Clichy-sous-Bois

Un biologiste avec un échantillon d'un test de dépistage de coronavirus, à Neuilly-sur-Seine le 22 avril 2020

Un biologiste avec un échantillon d'un test de dépistage de coronavirus, à Neuilly-sur-Seine le 22 avril 2020 - THOMAS COEX / AFP

Deux stands ont été installés ce vendredi pour cette opération, menée dans la cité du Chêne pointu, quartier emblématique du mal-logement en France. Selon l'Agence régionale de Santé (ARS), ces stands seront ouverts toute la journée et accueilleront tous les habitants qui le souhaitent.

Un centre de dépistage mobile a été mis en place ce vendredi à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) pour permettre aux habitants de se faire tester gratuitement et sans rendez-vous, a appris l'Agence France Presse (AFP) auprès de l'Agence régionale de santé (ARS) d'Île-de-France.

Ce dispositif, qui mobilise des médecins et des préleveurs de l'AP-HP, vise à "élargir l'accès aux tests à une population plus vaste, notamment auprès de personnes qui ont un moins bon accès au système de soins", a précisé l'ARS.

Deux stands mobiles ont été installés pour cette opération, menée dans la cité du Chêne pointu, quartier emblématique du mal-logement en France. Selon l'agence de santé, ces stands seront ouverts toute la journée et accueilleront tous les habitants qui le souhaitent.

Repérer et isoler les malades du coronavirus

Seuls ceux qui souffrent de symptômes du Covid-19 ou jugés à risque seront testés, d'après l'ARS. "Les résultats des tests seront connus lundi. S'ils sont positifs, le but est qu'ils soient pris en charge par un médecin", a expliqué à l'AFP son directeur Aurélien Rousseau.

Selon l'agence de santé, ce dispositif s'inscrit dans la stratégie de déconfinement visant à repérer et isoler les malades du coronavirus. Il sera expérimenté durant les prochains jours dans d'autres communes d'Île-de-France, notamment en Seine-Saint-Denis.

"On sait qu'il y a eu une forte surmortalité dans ce département durant la première phase de la crise, liée notamment au renoncement aux soins ou aux difficutés d'accès aux soins", souligne Aurélien Rousseau. "Notre but, c'est d'aller au contact des gens", ajoute-t-il.

934 décès du virus dans le département

Selon Santé Publique France, 934 personnes personnes sont décédées du coronavirus depuis le début de l'épidémie en Seine-Saint-Denis. Ce bilan fait de ce département d'1,6 million d'habitants, considéré comme le plus pauvre de métropole, l'un des plus touchés par le virus.

Dans une étude publiée mi-mai, l'Observatoire régional de santé Île-de-France avait expliqué ce phénomène par une série de facteurs liés à la précarité, dont des conditions de logement favorisant la circulation du virus et des taux de maladie chroniques supérieurs à la moyenne nationale.

F.B. avec AFP