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Pour l'expert vaccins de la Haute autorité de Santé, "on ne pourra pas éviter un nouveau confinement"

Devant un café fermé pour cause de confinement,  portant le nom de Corona, à Paris le 4 novembre 2020.

Devant un café fermé pour cause de confinement, portant le nom de Corona, à Paris le 4 novembre 2020. - JOEL SAGET © 2019 AFP

Jean-Daniel Lelièvre, chef de service des maladies infectieuses de l'Hôpital Henri-Mondor a affirmé au micro de France Inter que la France ne pourrait "pas éviter un nouveau confinement", mais "qu'il ne faut pas le mettre trop tôt."

Un troisième confinement inévitable? Jean-Daniel Lelièvre, chef de service des maladies infectieuses de l'Hôpital Henri-Mondor à Créteil, a affirmé au micro de France Inter ce lundi "qu'on ne pourra[it] pas éviter un nouveau confinement", qu'il soit régional ou national. Toutefois ce dernier indique aussi qu'il ne faut pas tirer de conclusions hâtives et que le couvre-feu pourrait changer la donne.

Les variants, "une source d’inquiétude"

"On ne pourra pas éviter un nouveau confinement. Après, est-ce qu’il sera régional, national? Est-ce qu’on est obligés de le faire sur l’ensemble du pays? Il faudra voir au fur et à mesure avec les épidémiologistes", a déclaré cet expert vaccins à la HAS (Haute autorité de Santé) sur France Inter.

Ce dernier anticipe un possible reconfinement à cause des variants du Covid-19 britannique et d'Afrique du Sud:

"On ne s’attendait pas à avoir aussi rapidement ces mutants", avoue le spécialiste, avant de poursuivre: "on voit qu’ils arrivent de plus en plus nombreux et c’est évidemment une source d’inquiétude."

Pour autant, le chef de service des maladies infectieuses de l'Hôpital Henri-Mondor juge que la situation actuelle n'en est pas au point des deux premiers confinements.

"Le confinement est sans doute intéressant, pour autant il ne faut sans doute pas le mettre trop tôt. (...) Tout dépend de l’impact du couvre-feu et de tout un tas de phénomènes qu’on maîtrise mal à l’heure actuelle. On est sur une projection vers mars."

Ne pas fermer les écoles, ni les commerces

Il estime par ailleurs que même en cas de reconfinement, il faut "garder les écoles ouvertes" car, assure-t-il, "les enfants ne sont pas les vecteurs majeurs de cette infection".

Interrogé sur la possibilité d'un nouveau confinement, Olivier Véran le 5 janvier déclarait qu'il souhaitait à tout prix "éviter le confinement total, la fermeture des commerces."

"Cela nous n'en voulons plus et nous nous donnons les moyens de l'éviter", avait-il ajouté.

Pour autant, "si je vous disais, 'nous ne reconfinerons pas', c'est que je m'inclurais de fait dans la catégorie des prédictologues, dont vous savez que je ne fais pas partie", avait alors botté en touche le ministre des Solidarités et de la Santé.

Esther Paolini Journaliste BFMTV