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Papillomavirus: un nouveau vaccin disponible en France

Une jeune fille se faisant vacciner contre le papillomavirus, à Miami, en Floride, le 21 septembre 2011.

Une jeune fille se faisant vacciner contre le papillomavirus, à Miami, en Floride, le 21 septembre 2011. - JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Le Gardasil 9, qui permet de combattre le virus responsable notamment du cancer du col de l'utérus, a obtenu en juin 2015 une autorisation européenne de mise sur le marché. Quarante-deux millions de doses viennent d'être distribuées dans 20 pays, dont la France.

Le papillomavirus (HPV), une infection très répandue et qui se transmet par voie sexuelle, est responsable dans certains cas de lésions pouvant conduire à plusieurs types de cancers ORL et gynécologiques, notamment celui du col de l'utérus. Depuis 2012, le Haut conseil de la Santé publique recommande de faire vacciner les jeunes filles de 11 à 14 ans en prévention de ces infections. Depuis 2016, la vaccination est également recommandée pour les hommes ayant des rapports sexuels avec d'autres hommes, jusqu'à l'âge de 26 ans.

Comme le rapporte Le Parisien ce lundi, une nouvelle version d'un vaccin existant, le Gardasil, est désormais disponible en France. Le Gardasil 9, qui s'attaque à 9 souches du papillomavirus, contre 4 pour le vaccin précédent, a été distribué dans 20 pays, à hauteur de 42 millions de doses. Il protège 90% des cancers du col de l'utérus liés au HPV. Il a reçu en juin 2015 une autorisation européenne de mise sur le marché.

Mille décès par an liés au cancer du col de l'utérus

D'après Xavier Carcopino, gynécologue à l’Hôpital nord de Marseille cité par le quotidien, 30.000 patientes présentent chaque année des lésions précancéreuses dues à une infection par HPV. Un seul moyen de pallier ces chiffres selon lui, la vaccination, et un frottis tous les trois ans à partir de 25 ans. En France, seules 19% des adolescentes sont immunisées par les deux doses de vaccin recommandées.

La priorité est désormais d'élargir la couverture vaccinale et d'améliorer la prévention, alors que 3.000 nouveaux cas de cancer du col de l'utérus sont comptés chaque année, responsables de plus de 1.000 décès. Dans cette optique, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a proposé en mars dernier de prendre en charge à 100% le dépistage du cancer du col de l'utérus tous les trois ans, contre 70% auparavant. Une mesure qui s'inscrit dans le cadre de la la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018.

Charlie Vandekerkhove